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mardi 16 juin 2020

Pourquoi les vieux sont ils laids? 4 juillet 2020


Le club sera suivi d'une auberge espagnole au parc des trois bassins à Noé.
Séance Lipman.....

Celui de Matthew Lipman, qui consiste à lire en petit groupe des extraits de romans écrits pour l’occasion ; à laisser les participants faire émerger des questions ; puis à choisir et discuter l’une d’elles. L’animateur intervient uniquement pour faire progresser la rigueur et la pertinence de la réflexion commune, en incitant à la mise en œuvre de compétences précises qui font l’objet d’un véritable apprentissage. La séance dure en général entre une heure et une heure trente.


Notre Texte : 

Si les vieillards manifestent les mêmes désirs, les mêmes sentiments, les mêmes revendications que les jeunes, ils scandalisent ; chez eux l’amour, la jalousie semblent odieux ou ridicules, la sexualité répugnante, la violence dérisoire. Ils doivent donner l’exemple de toutes les vertus. Avant tout on réclame d’eux la sérénité ; on affirme qu’ils la possèdent, ce qui autorise à se désintéresser de leur malheur. L’image sublimée qu’on leur propose d’eux-mêmes, c’est celle du Sage auréolé de cheveux blancs, riche d’expérience et vénérable, qui domine de très haut la condition humaine ; s’ils s’en écartent, alors ils tombent en dessous ; l’image qui s’oppose à la première, c’est celle du vieux fou qui radote et extravague et dont les enfants se moquent. De toute façon, par leur vertu ou par leur abjection ils se situent hors de l’humanité. On peut donc sans scrupule leur refuser ce minimum qui est jugé nécessaire pour mener une vie d’homme.
(…)
Au jour venu, et déjà quand on s’en rapproche, on préfère d’ordinaire la vieillesse à la mort.
Cependant, à distance, c’est celle-ci que nous considérons le plus lucidement. Elle fait partie de nos possibilités immédiates, à tout âge elle nous menace ; il nous arrive de la frôler ; souvent nous en avons peur. Tandis qu’on ne devient pas vieux en un instant : jeunes, ou dans la force de l’âge, nous ne pensons pas, comme Bouddha, être déjà habités par notre future vieillesse : elle est séparée de nous par un temps si long qu’il se confond à nos yeux avec l’éternité ; ce lointain avenir nous paraît irréel. Et puis les morts ne sont rien ; on peut éprouver un vertige métaphysique devant ce néant, mais d’une certaine manière il rassure, il ne pose pas de problème. « Je ne serai plus ».

lundi 25 mai 2020

[13 juin 2020] La tristesse est-elle un péché ou une maladie ?

Le sujet est proposé par R.A. La tristesse c'est quoi ? Est ce que la tristesse est si triste que cela ?


«Pourquoi tous ceux qui furent exceptionnels en philosophie, en politique, en poésie ou dans les arts étaient-ils de toute évidence mélancoliques"»  Aristote

Tristesse : Tristesse désigne un état naturel ou accidentel de chagrin, de mélancolie ; état d'une personne qui est triste, qui est affligée, déprimée moralement.

Elle est contagieuse, impossible à supporter par l'autre et douloureuse pour celui qui la ressent.  Qui est-elle cette Maladie?

"Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse." Ainsi commence "Bonjour tristesse" de Françoise Sagan.

Parler de tristesse est bien difficile dans ce siècle qui est remplit de nos dépressions. Nous voulons donc d'abord en fixé les limites. La tristesse dont nous parlons ici n'est pas la dépression. Elle en diffère par le fait qu'elle est un sentiment  qui peut se transcender et donner lieu à l'action. Action créatrice et artistique bien sûr comme le blues ou le spleen, mais aussi à l'action dure en étant les prémisses de la colère.  Contrairement  à la dépression qui est accompagnée d'une faible estime de soi et d'une perte de plaisir ou d'intérêt dans les activités que l'on apprécies, la tristesse va nous amener à de grandes émotions. Mais ces émotions sont tournées vers soi. "Il pleut dans mon cœur comme il pleut sur la ville" écrivait Paul Verlaine, Mais il écrivait. 

La tristesse est comme un filtre noir qui recouvre tout. L'espoir est là, mais il tarde tant à venir. Le temps est long si long. Le temps est bien au centre de ce sentiment. Dans l'histoire de la tristesse on retrouve dés le moyen age un péché capital que l'on nomme : l'acédie. Est-il notre tristesse?

Artur Schnabel: Douce Tristesse - Rêverie (1898), Helen Schnabel au Piano


Le frisson est parti    Le frisson est parti    Le frisson est parti bébé
Le frisson est parti    Tu sais que tu m'as fait du mal bébé    Et tu seras désolé un jour
Le frisson est parti    C'est parti de moi    Le frisson est parti bébé    Le frisson est parti de moi
Bien que je vive toujours    Mais si seul je serai    Le frisson est parti    C'est parti pour de bon
Le frisson est parti bébé    C'est parti pour de bon    Un jour je sais que je serai ouvert bébé armé
Tout comme je…

"Alors que la mélancolie était liée chez les Grecs à une notion physiologique, ce n'est pas le cas de l'acédie." Le terme originel qui renvoie à un manque de soin pour les défunts, c'est-à-dire une caractéristique essentielle de déshumanisation, s'étend avec les Pères du désert à un manque de soin à l'égard de sa propre vie spirituelle. Cette maladie des ermites, surnommée le « démon de midi » car liée à la période de la journée où le temps semble sans fin pour ceux qui vivent dans le désert, est définie comme « l'atonie », le manque de tonus de l'âme par Évrague, rapporte le P. Jean-Charles Nault, abbé de l'abbaye bénédictine de Saint-Wandrille.

lundi 4 mai 2020

9-05-2020 - Faut-il obliger les enfants à aller au théâtre ?

* Comment se connecter en fin d'article.

La résistance des enfants à une activité nouvelle proposée par un adulte n'est pas nouvelle. Si aucun copain ne leur a parlé de cette activité et qu'un adulte la propose avec des étoiles dans les yeux, l'affaire semble louche. C'est peut-être comme d'aller passer le weekend chez les grands parents ou encore pire une journée dans un musée ? Au mieux barbant, au pire un enfer sans copain, sans jeux vidéo et sans téléphone portable.  

La multiplicité des offres de programmes sur écrans et téléphones rends encore plus difficile cette histoire. Les images de théâtre où des rangés de cheveux gris constituent l'audience et l'obligation d'éteindre le dit téléphone portable pendant la représentation complique encore un peu plus les choses. Et l'estocade est porté si le texte est en alexandrin dans un français qui pourrait se dire François. Alors là ....

Mais le théâtre ou les arts vivants( pour tenir compte de tous les aspects de cet art en mutation) est un art si important. La présente physique des acteurs modifie la perception du public. On ne triche pas, on ne recommence pas.  C'est aussi un art ancien qui parle aux Hommes de tout temps et de toute culture. Il y a de si beaux textes. Et Molière .....Et Racine, Corneille ....

Alors, faut-il obliger les enfants à aller au théâtre ?

Derrière cette question posée par Geneviève, ce pose la question de l'accès à une culture qui apparaîtrait barbante, difficile, ancienne ou classique pour des enfants abreuvés sans cesse d'autres codes.

Soyons honnêtes, avec l'abondance de divertissements dont nous sommes tous submergés, il nous faut bien du courage pour aller là ou l'on ne nous attend pas et ou rien ne nous dit qu'il sera agréable d'être. C'est un talent d'explorateur. 

Dans un article publié le 16 nov. 2018 sur le site du journal "Les Echos", Jean-Michel Arnaud déclare : "Mais soutenir les lieux de culture ne suffit malheureusement pas, encore faut-il que les gens s’y rendent pour que ceux-ci ne restent pas réservés à une élite. Dans ce cadre, la gratuité est une option séduisante, mais un outil à manier avec précaution. Elle peut se transformer en subvention aux populations aisées si dans le même temps rien n’est fait pour rapprocher de la culture les publics qui en sont les plus éloignés, souvent issus de catégories sociales plus défavorisées. C’est là que la médiation culturelle prend toute son importance, pour parvenir à établir un contact avec des personnes qui n’auraient jamais eu l’idée de pousser les portes d’un musée ou de se rendre au théâtre. La jeunesse est évidemment une population cible, car c’est à cet âge, par la socialisation, que les pratiques culturelles se font et que les inégalités se créent. L’école joue donc un rôle primordial pour transmettre et éveiller. On peut citer à ce titre l’action volontariste de la ville de Cannes, proche de remporter son pari de 100 % d’enfants formés aux activités culturelles et artistiques".


Ce serait donc à l'école d'obliger les enfants à aller au théâtre ?  100% des enfants formés aux activités culturelles et artistiques est-ce que cela veut dire que 100% des enfant ont été obligés d'aller au théâtre?

Est-ce que cela à l'air d'un endroit pour les enfants?
Le site ledoitdelire.fr déclare lui tout sec : "Emmener vos enfants/petits enfants au théâtre leur permet de développer des compétences transversales, telle que la communication, et de leur enseigner le respect, l’art, la citoyenneté et …le gout de l’écrit ". 
Ils l'ont bien senti les garnements, que c'état un truc de respect et d'écrit et de personnes âgées .... aux secours.

 

Dans cet entretien, le professeur Barend van Heusden de l’Université de Groningue (Rijksuniversiteit Groningen) parle de l’importance d’une meilleure intégration de l’éducation à la culture dans le système éducatif européen. Il déclare : "L'éducation à la culture, c'est la capacité de réflexion. Dans l'éducation à la culture, les enfants et les jeunes apprennent à réfléchir sur leur propre culture, celle des autres et la culture en général. Et pour former cette capacité de réflexion, on peut passer par diverses formes :cela peut être à travers le journalisme par exemple ou à travers l'histoire, mais aussi à travers les arts.Je pense que les arts sont l'une des principale formes de la conscience de soi, la conscience de soi au niveau culturel mais aussi la philosophie, la science ainsi que par exemple de l'éducation à la citoyenneté.... e dirais qu'il y a 2 choses, et qu'elles sont d'égale urgence. La première est simplement des connaissances. Parce que ce qui est frappant, avec l'éducation à la culture, c'est que cela suscite énormément d'enthousiasme. En général, tout le monde est pour. Les enseignants sont très engagés dans ce qu'ils font mais étonnamment, il existe très peu de connaissances théoriques sur ce qu'est la culture par exemple, sur les développements chez l'enfant qui se rapportent à la culture. "

C'est beau mais cela ne répond pas à notre question. Alors devons nous jouer l'adaptation (ou le clientélisme) et choisir une pièce pour eux, où au contraire ne rien faire et attendre qu'ils décident eux-mêmes, baisser les prix jusqu’à la gratuité ou les obliger à venir au théâtre?


Une réponse possible est donnée par H. Archambault : "Les droits culturels poussent à penser les relations sur des principes d’horizontalité et donc à favoriser les échanges. Découlant des théories sur les droits humains, il s’agit d'augmenter la capabilité des personnes pour qu’elles puissent négocier une meilleure position pour elles-mêmes dans leur société. Dans le domaine culturel, on peut traduire cela par la capacité de chacun à générer son propre imaginaire. Il n’y a pas de règles pour cela et c’est ce qui en fait tout l’intérêt comme la difficulté. La nécessité est donc de se doter d’endroits d’expériences, nous l’appelons à la MC93 « la fabrique d’expériences ». Il s’agit de dessiner un espace où chacun est tour à tour participant et chercheur, où les projets émanent des artistes, des enseignants, de groupe de spectateurs ou de personnes du champ social. La MC93 met ses compétences et ses moyens au service des questions de la société dans lesquelles le spectacle pourrait être tout ou partie de la réponse (tour à tour outil et art). Cela pose des problèmes inédits en terme d’organisation."

Pour sortir de la difficulté à amener un enfant à l'art dramatique et partir vers la musique, le site du théâtre des Champs Elysées donne 8 idées pour faire aimer la musique classique aux enfants   La difficulté à créer ce lien n'est pas amoindri et les solutions proposées impliquent largement au delà de ce que peut faire l'école. Le premier conseil : "En fond sonore, pour commencer…Pour les bébés, on recommande souvent la musique baroque, dont les harmonies sont facilement compréhensibles et dont les œuvres présentent un mélange d’émotions moins complexe...". Mais dans une crèche pourquoi pas finalement.

Le conseil numéro 7 : Discuter et partager les émotions. Le site nous dit :
"La musique transmet avant tout des émotions… Encore faut-il savoir les repérer !Quelques idées de questions toutes simples à poser lorsque vous écoutez un morceau de musique ensemble :– cette musique te rend-elle triste ou joyeux ? – moi, je trouve que cette musique irait bien avec un jour de pluie, et toi, elle te fait penser à quel temps ? – On dirait qu’il y a deux personnages qui discutent ! (lorsque vous avez un « dialogue » entre deux instruments ou groupes d’instruments). Le premier a l’air de se plaindre, non ? Que lui répond le second ?"
Est ce cela que nous devrions faire en cours de musique en collège? n'est ce pas déjà trop tard? Vont-il l'accepter? Est-il possible de le faire en primaire avec 30 élèves par classe ?

Mais c'est le conseil numéro 5 qui est le plus représentatif de notre question, voilà le conseil : Assister à un concert. le site dit :"Il n’est pas nécessaire de choisir un concert adapté pour enfants. Certes, nous ne vous conseillons pas de commencer par une symphonie de Chostakovitch – mais, d’une façon générale, sachez que tous nos concerts sont accessibles à partir de 3 ans – à vous de choisir celui qui vous paraît le plus sympa !"

Et s'il ne veut pas venir, doit on l'obliger. 
La contrainte est-elle compatible avec l'accès à la culture ? 
Le plaisir est-il nécessaire pour apprendre à aimer ou peut-on aimer une oeuvre dans la contrainte?
Comment donner un droit culturel à quelqu'un qui n'en désire pas ou n'en à pas le besoin?

Quand à la difficulté à faire venir je me permet de citer ici Bernard Stigler qui déclare dans un article de philomag : " Souvent, les enfants qui arrivent en classe n’ont pas reçu d’éducation familiale et sociale suffisante pour être enseignés par leurs professeurs. Ce n’est pas le fait des parents : nous vivons l’âge du désapprentissage où ce que les parents et l’école tentent de former, les médias le défont aussitôt. Les parents sont confrontés à de terribles concurrents : nombre d’enfants passent environ trois heures par jour devant les écrans de télévision, outre les jeux vidéo et les réseaux sociaux. Ils sont ainsi happés par l’idéologie du marketing qui postule que tout est consommable et jetable, ce qui détruit l’idée même du savoir, qui est précisément inconsommable et dont la valeur ne s’use pas avec le temps."


Les références éducatives 
 
 
 
 
Présentation de L'émile de Jean-Jacques Rousseau
 
La question du point de vue pédagogique pourrait se résumer à la confrontation de Jacotot  qui impose le travail à l'élève (même si le maître ne sait le faire) et rend ce travail impossible à éviter en créant des conditions qui vont forcer l'attention de l'élève et tant d'autres pédagogues de Rousseau à Montessouri qui vont éduquer l'enfant à se mouvoir en liberté.
"On pourrait trouver les fondements de la pédagogie de la liberté à plusieurs époques et auprès de plusieurs grands noms, mais c’est Rousseau qui prendra fortement position dans la liberté de l’individu éduqué avec son œuvre « Émile ou De l’éducation », dans lequel on suit l’éducation d’Emile, un jeune homme fictif. Certes, une grande partie des propos de Rousseau fait débat, mais il est le premier à mettre ce sujet au cœur de l’éducation. Il est le premier à avoir confiance en la nature de l’enfant. Suite à ce courant basé sur une croyance, naît deux autres courants aux alentours de 1900.
Un courant plutôt philosophique est porté par John Dewey et Stanley Hall qui pensent comme Rousseau que l’enfance ne doit pas être abrégée, sous peine de détruire le génie humain. Janusz Korczak y contribue également et conçoit l’enfant comme un individu ayant des droits au même titre que les adultes. L’autre courant est scientifique : il s’agit de l’éducation nouvelle, un courant pédagogique né au début du XXème siècle. Les défenseurs de ce courant pensent que c’est l’enfant qui doit être mis au centre de l’éducation, et non pas les enseignements. Maria Montessori développe par exemple l’utilisation de matériel pédagogique adapté à un usage autonome par l’enfant, Roger Cousinet met au point une méthode de travail libre par groupe, Ovide Decroly conseille de partir des intérêts de l’enfant et Celestin Freinet quant à lui propose l’expression libre, le travail libre, le tâtonnement expérimental, les fiches auto-correctrices…"


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dimanche 26 avril 2020

2-05-2020 - Devenir ce que l'on est malgré ou grâce aux modèles ?

Elise nous propose un sujet sur l'injonction à la "perfection" par l'imitation de modèles sociaux. Mais cette imprégnation des modèles ne nous poussent pas qu'à la perfection. Si la perfection à cela de gênant qu'elle est "impossible" (ou très difficile) à atteindre et donc un espace d'épuisement et de frustration, les modèles nous poussent à bien d'autres choses. 

Le beau bébé, le gentil enfant, le parfait écolier, le lycéen studieux, l'étudiant stakhanoviste, la parfait fiancée ou le gendre idéal, le couple idéal qui va bien ensemble, les parents parfaits, les cadres engagés qui donnent du sens à leur travail, les retraités jouisseurs et sportifs qui semblent avoir 40 ans éternellement... mais aussi pourquoi pas le soldat qui meurt pour la partie, le gendarme héroïque qui se sacrifie pour sauver un otage, le punk qui assume sa déchéance, le rockeur qui est une idole pour es fans, la prof de math qui quand elle demande le silence l'obtient car elle a tant d'autorité, les modèles nous entourent. Mais ces modèles sont terriblement imposés et formateurs. Nous est-il cependant possible de devenir ce que nous sommes en les utilisant, les repoussant les choisissant.

Limitons notre sujet : Nous ne prendrons ici que deux types de modèle ceux issus du monde marchant (de la pub) et ceux issus de la société éducative/hiérarchique (les parents/profs/patrons).    

Un couple parfait de jeune retraité
A la question de Philosophie magazine : Qu’est-ce qu’une société qui fonctionne bien ?

Axel Honneth répond : "C’est une société dont l’environnement social, culturel ou politique permet aux individus de développer une identité autonome ou une relation positive à soi-même. C’est une société dans laquelle chacun devrait pouvoir devenir ce qu’il souhaite être sans avoir à en passer par l’expérience douloureuse du mépris ou du déni de reconnaissance."

L'importance de la représentation et de l'image sont c'est vrai, prégnante. Mais comment l'enfant ou celui simplement qui se cherche, va t il évaluer le mépris, le déni ou la qualité de la reconnaissance que va lui donner la société?

Le même  Axel Honneth nous déclare : "Si les possibilités d’épanouissement individuel se sont élargies (avec l’éducation, les voyages, le temps libre, la consommation, etc.), elles se trouvent désormais détournées au profit de l’idéologie managériale de la performance économique. On peut à cet égard parler de régression morale. Le principe de réalisation de soi ainsi instrumentalisé donne naissance à de nouvelles pathologies – sentiment de vide intérieur, d’inutilité, d’anxiété, etc. L’énorme pression néolibérale contraint les individus à se penser eux-mêmes comme des produits et à se vendre en permanence."

Les modèles imposés\proposés par la société de consommation

Dans le film la Famille Jones, la famille emménagent dans la banlieue chic d'une petite ville américaine, ils apparaissent tout de suite comme une famille idéale. Non seulement ce sont des gens charmants, mais ils ont en plus une magnifique maison et sont mieux équipés que toutes les autres familles du quartier. Le problème c'est que la famille Jones n'existe pas : ce sont les employés d'une société de marketing dont le but est de donner envie aux gens de posséder ce qu'ils ont... Les voisins vont succomber les uns après les autres jusqu'à ne plus pouvoir survivre.

Sommes nous condamnés à n'apparaître que comme existant par apport à des modèles préexistants. Le site https://www.tendances-de-mode.com/tag/look nous présente une liste de styles possibles en voici quelques uns :
-Le look androgyne
-Le look BCBG
-Le look bobo
-Le look bohème
-Le look chic
-Tenues mode pour femme de 20 ans
-Tenues mode pour femme de 30 ans
-Tenues mode pour femme de 40 ans
-Tenues mode pour femme de 50 ans
-Tenues mode pour femme de 60 ans
-Le look hippie
-Le look de la Parisienne
-Le look rock

Rien n'interdit de panacher est d'être par exemple une parisienne Rock Chic. Mais gare à celui qui n'est pas référencé, existe t il encore ? Quid de la femme de 70 ans et plus ?

Tous ça pour être un produit maquetté facilement repérable, une sorte de chose avec des logos et des étiquettes repérables de loin.

Pour Dominique Cardon, directeur du Médialab de Sciences-Po, auteur d’À quoi rêvent les algorithmes (Seuil, 2015), un changement global a bien eu lieu. « Au début, Internet, c’étaient des pages qui se likaient elles-mêmes via des liens hypertextes. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de reconnaître de l’autorité à un contenu mais de manifester l’appartenance d’une personne à un réseau. On crée une économie de la considération, dans laquelle être “aimé” équivaut à multiplier les chances d’obtenir de ces autres identités numériques des signes d’estime. La seconde remarque contre-intuitive est qu’Internet n’est pas un Far West de haters, qui s’insultent et polémiquent. » La réalité statistique montre en effet que les signaux envoyés sont au contraire pleins d’amour. Ainsi, parmi les dix hashtags les plus employés chaque jour sur Instagram en France, #love est en tête… « L’on attend des Like d’autrui d’être valorisé. Il est commode d’en conclure que cet attracteur psychologique n’est qu’un petit moteur narcissique. Je pense au contraire qu’il est fondamentalement relationnel, qu’il manifeste nos liens de considération mutuelle. La fonction du Like est d’abord sa réciprocité. Cela participe d’une économie de l’échange, du contre-don, voire du forçage de l’amour. Il s’agit d’un phénomène individuel-collectif : on a besoin d’individualisation mais aussi de singularité, d’être original mais validé. Le Like encapsule ces nouvelles configurations existentielles et cet immense désir de sociabilité. »

Se reconnaître pour naître donc, mais le temps  de découverte est de plus en plus court, nous courrons, zappons, faisons défiler à toutes vitesse. Les articles sont donc courts et les images se doivent d'être vite jugées. Pour cela il faut pouvoir référencer rapidement et par apport à quoi référençons nous ?

Les modèles hiérarchiques et éducatifs

Les modèles de référence qui vont faire action de "Mentor" ne sont pas que sur Internet, ni 
lié à la société de consommation.  C'est aussi le pouvoir que nous recherchons. Le modèle ou  « rôle modèle » est théorisé par Robert King Merton. Dans "Eléments de théorie et de méthode sociologique", un recueil d'articles écrits entre 1936 et 1950, le sociologue américain établit une typologie d'adaptation individuelle à la société : le conformisme, l'innovation, le ritualisme, l'évasion, la rébellion... Un rôle modèle est une personne dont le comportement, l'exemple ou le succès est ou peut être imité par les autres, en particulier par les jeunes.

La question du modèle et la propension à s'en échapper ont été étudiées par le professeur Henri Laborit. Le film Mon oncle d'Amérique du cinéaste Alain Resnais parle de ses théories en racontant les déboires d'un cadre joué par Depardieu.



Alors, peut-on encore devenir ce que l'on est malgré l'injonction à être rapidement identifiables comme un des modèles sociaux?







Extrait de l'interview de Henri Laborit  ou on voit l'importance des modèles dans sa vie de famille!
"H.L.: Je ne l'ai pas beaucoup connu. Il s'est fait zigouiller à 24 ans, juste avant le libération. C'est peut-être une des rares fois où je le raconte. C'est ma mère qui a tué mon frère... Elle était très pétainiste et c'est elle qui a incité mon frère à devenir membre de la milice (la collaboration avec l'ennemi). Un jour, mon frère a dû la prendre avec lui dans sa caserne, à Poitiers, parce qu'elle était en butte à une certaine haine de la part des gens de sa région. Les Anglais ont bombardé la caserne. Ma mère a été blessée et mon frère descendu par un résistant. Quand Pétain et les miliciens sont partis pour l'Allemagne, ma mère les a suivis. Lorsqu'elle est revenue, on l’a arrêtée et foutue en taule à la Conciergerie. En tant que héros de Dunkerque, croix de guerre avec palme, cité à l'Ordre de la nation, etc., j'ai écrit à de Gaulle.

Je lui ai dit: voilà ma guerre. Peut-être que s j'étais resté en France, ma mère n'aurait pas conduit mon frère à devenir capitaine de milice et qu'elle-même n'aurait pas pris le parti des pétainistes. C'était une position strictement idéologique et de classe, parce qu'elle s'appelait de Saulnière! La mort de mon frère est une mort de classe! De Gaulle a fait libérer ma mère. A ce moment-là, j'étais chirurgien de l'armée, à Toulon. Elle est venue me rejoindre. Un matin, deux gendarmes se sont présentés avec un ordre d'arrêt. Ils ont emmené ma mère à Poitiers. On lui a fait un procès. Je suis allé déposer en uniforme. Elle a été condamnée à deux ans de taule, destituée de ses droits civiques et elle a perdu la pension de mon père. A sa sortie de prison, je lui ai trouvé une villa à Arcachon. Elle s'est occupée de mes trois garçons pendant un temps. Elle est finalement morte d'un cancer d'estomac, le 15 février 1953. Le lendemain, je partais en mission en Indochine. "



Le modèle est un guide vers soi-même


Pourtant le modèle est aussi un révélateur de soi à soi. C'est dans la rencontre que se forge nos aspirations à devenir. Qui n'a pas eu un prof qui l'a changé pour toujours? Un ami qui lui dit un phrase qui fait avancer vers ce qu'il est devenu en accord avec ce qui l'est ?

Alors, peut-on encore devenir ce que l'on est malgré l'injonction à être rapidement identifiable comme un des modèles sociaux, malgré l'écrasant rouleau compresseur qu'est le modèle éducatif ou/et hiérarchique et si le modèle pouvait aussi être un révélateur ? Comment faire le tri entre tous ces modèles.

Articles à lire 
https://www.eveprogramme.com/14833/cest-quoi-un-role-modele/

http://lionel.mesnard.free.fr/le%20site/henri-laborit.html  (très bel interview de Laborit)


Comment se connecter :
Pour vous connecter à la conférence téléphonique du 2/05/2020 à 11h composer le 07 56 75 00 45 puis quand on vous invite à taper votre code taper le 326257# (la conf sera ouverte à partir de 11h). Le message est en anglais, aussi pour ceux qui ne sont des spécialistes de la langue de Shakespeare, il suffit d'attendre que le message se termine pour taper le code 326257# . Le système vous demande alors de dire votre nom et vous rentrez automatiquement dans la conférence.  

Vous pouvez aussi vous exprimer par écrit et communiquer depuis un ordinateur par le lien suivant: https://docs.google.com/document/d/1nadtuqlZS7w8tirPlAAPkRsvn1NaEC7tkeGY0r1MrX4/edit?usp=sharing  
* Ce service fonctionne depuis des fixes comme des portables. Il est même possible d'utiliser internet si vous le souhaitez en vous connectant sur le site https://www.freeconferencecallhd.com/  ou en téléchargeant l'application Conferencecallhd sur votre portable.


Notes prises à la volé pendant le débat :
Christian : Comment échapper aux modèles ? 


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Pas de publicité à l'école
Dans le prolongement logique du principe de laïcité, qui doit préserver la liberté d'opinion et défendre le sens critique, et en vertu de sa vocation émancipatrice, l'école s'est tôt méfiée de la publicité en son sein. Le principe de son interdiction a ainsi été fermement posé depuis 1936, pour être réaffirmé solennellement en 1952 puis dans les circulaires de 1967 et 1976.
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Les modèles d’efficacité sont les machines (ordinateur) .

Françoise :
Formatage de l'individu, le bon petit soldat client du capitalisme

[Séquence 5] De l’information à la connaissance, le professeur plus que jamais indispensable - Intervention de la mission Monteil : https://www.dailymotion.com/video/x38ne55




Geneviève:  Peut on échapper aux modèles, on est soit avec soit contre ? Ou on se les façonne à notre sauce en fonction de ce qui nous parle, de ce que l’on est…mais il faut assumer cette “différence”.

Ne devrions nous pas développer le sens critique des enfants ? Comment procéder, comment armer nos enfants face à ce système d’injonctions (pubs et autres…) ? Diversifier les modèles, une solution ? 

Bonjour, c’est Elise, on parvient à choisir entre nos modèles. Se détacher totalement c’est pas facile.

Caroline : Modèle et héritage. lucky strike: la série mad men
je vois sur le lien: 
Barnays neveu de freud!!!  c’est ca!!!

Jean : Ce qu’il faut c’est comprendre la façon dont on nous force les modèles. La propagande. Les mécanismes d’influences. Pour s’en méfier. 

Il est inadmissible de casser une bouteille pour la refaire!

mercredi 22 avril 2020

25/04/2020 Téléphoneconf - Sécurité ou Liberté ?

Basé sur des logiciels de reconnaissance faciale et sur l'intégration de tous les fichiers de police, de crédit  et toutes les données issues du Big Data, la chine à mis en place un système de "Crédit Social" visant à noter la réputation des citoyens.

La réputation est l'opinion du public envers une personne, un groupe, ou une organisation. La réputation est un facteur important dans de nombreux domaines, tels que l'éducation, le commerce, le réseautage social ou le statut social. Wikipédia

Chacun d'entre eux se voit attribuer une note, échelonnée entre 350 et 950 points, dite note de "crédit social" ...

Le film de Ludovic Gaillard, Sylvain Louvet
Sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, les grandes puissances se sont lancées dans une dangereuse course aux technologies de surveillance. Caméras à reconnaissance faciale, détecteurs à émotions, système de notation des citoyens,drones tueurs autonomes… De la Chine aux États-Unis, d’Israël à la France, l’enquête nous entraine dans les rouages de cette machine de surveillance mondiale et donne la parole aux premières victimes de ce flicage hors norme. Une obsession sécuritaire qui dans certains pays, est en train de donner naissance à une nouvelle forme de régime : le totalitarisme numérique. Le cauchemar d’Orwell.




Et ça fonctionne. Aux États-Unis, les forces de police utilisent la reconnaissance faciale pour identifier les suspects. En Chine, les caméras peuvent repérer les criminels de dos, à leur simple démarche. En France, la police utilise des caméras intelligentes qui analysent les émotions et les comportements des passants. Bon des fois Paul devient Jacques mai çà .....

Et en France

Arnaque d'un marché de la peur ?
La technologie est-elle une maladie ?
Vrai ou fausse solution pour un bonheur parfait ?
Fin de la vie privée ?
Fin de la liberté ?

Sécurité ou Liberté nous faut-il choisir ?

Des commentaires à lire ?



Comment se connecter :

Pour vous connecter à la conférence téléphonique du 25/04/2020 à 11h composer le 07 56 75 00 45 puis quand on vous invite à taper votre code taper le 326257# (la conf sera ouverte à partir de 11h). Le message est en anglais, aussi pour ceux qui ne sont des spécialistes de la langue de Shakespeare, il suffit d'attendre que le message se termine pour taper le code 326257# . Le système vous demande alors de dire votre nom et vous rentrez automatiquement dans la conférence.  

Vous pouvez aussi vous exprimer par écrit et communiquer depuis un ordinateur par le lien suivant: https://docs.google.com/document/d/1nadtuqlZS7w8tirPlAAPkRsvn1NaEC7tkeGY0r1MrX4/edit?usp=sharing  
* Ce service fonctionne depuis des fixes comme des portables. Il est même possible d'utiliser internet si vous le souhaitez en vous connectant sur le site https://www.freeconferencecallhd.com/  ou en téléchargeant l'application Conferencecallhd sur votre portable.

Il l'a dit :
"ça y est le Clubdiscussion reprend, le confinement et fini"
Jean - avril 2020

Notes du débat

Je ne fais pourtant de tort à personne
En n'écoutant pas le clairon qui sonne
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux
Tout le monde me montre au doigt
Sauf les manchots, ça va de soi
Quand je croise un voleur malchanceux
Poursuivi par un cul-terreux
Je lance la patte et pourquoi le taire
Le cul-terreux se retrouve par terre
Je ne fais pourtant de tort à personne
En laissant courir les voleurs de pommes

 Caroline:Miguel Benassayag   philosophe et psychanalyste: biotechnologie, fonctionner ou exister? A échappé à la dictature argentine (donc on peut peut-être échapper à tout?)

  • Alain Damasio romancier   “optimiste” dans un contexte dystopique.
                      Les furtifs

Interviews de Pasolini + films: un vaccin contre le contrôle des consciences.
Série black mirror: un monde de notation.
Un peu aussi dans la comédie récente: Selfie

C’est chouette Pasolini !! (Genev.)
Geneviève :
Thèmes abordés de façon générale (à compléter): 
Jusqu’où la permissivité ?
La puissance de l’I.A…: c’est le risque d’entrer dans notre intentionnalité propre ?
Les bienfaits de la philo ? Pensées, paroles et actes…
Ne pas oublier qui on est pour ne pas s’oublier !!!!

Le confinement déshumanise une partie de nous, ou/et une partie de nous nous est volée quelque part !!
VEVA

mardi 14 avril 2020

18-04-20 - TelephoneConf Supprimer l'héritage


Supprimer l’héritage ?


Clubdiscussion confinement par téléphone. 
[Pour avoir les coordonnées, merci de poser une demande par commentaire ou de trouver le numéro de tel dans le mail que vous avez reçu.]

Supprimer l’héritage? en voilà une drôle de question. L’héritage c’est la vie, d’abord génétique puis culturel les parents , la famille, lé communauté éducative nous l'impose. Comment y échapper? Cela voudrait-il dire que nous n’avons plus d’histoire individuelle ?


On peut en effet se demander si le triomphe des droits individuels ne va pas jusqu’à vouloir renoncer à son histoire. Je m’explique. Dans cette société d’individus qui se veulent avant tout libres, l’héritage apparaît comme un élément pré déterminant et donc insupportable. 

La mère déclarant comme insulte suprême à son fils : “Tu es comme ton père”, lui déclare en substance : “tu n'existes pas!”.  L’héritage “hors matériel” est donc parfois vu comme un fil à la patte, un empêchement à être. 


Dans le même temps, notre recherche d’une société plus juste, ne nous permet pas pour la partie matérielle, d’éviter la question de la légitimité de cette chance ou malchance à naître quelque part.

  
L’héritage est la base de la vie, mais il nous détermine grandement et on aime pas ça et surtout il est injuste. Alors ? Faut-il supprimer l’héritage: le matériel, le culturel, le génétique (quand on pourra) ?

Vidéos à voir : 
Faut-il supprimer l'héritage ?  

Thomas Piketty : "Il y a une culpabilisation très forte des perdants, des non-méritants"

"L'Héritage" par Valérie Dufayet :


Radio

L’héritage est-il injuste ( France Culture - Radio) https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/lheritage-est-il-injuste

Une série sur la succession 




QQ remarques prise à la volée

Geneviève: C’est l’usage que tu en fais !!

Christian : Comment empêcher tous les héritages? Héritages et propriété. Héritage et mémoire.  Hériter ce n’est pas posséder. Il faut ensuite le gérer. Hériter n’est pas s’approprier. Hériter c’est construire la famille. 
L’héritage est un élément injuste.  
Opposition  : Epicure, Sénèque …  
L’homme est un être d’histoire et souhaite être de puissance (surhomme)

Caroline: Logiques de reproduction sociale qui tiennent à la lutte des classes/ développement de stratégies insidieuses par les classes dominantes dès que qq chose devient égalitaire. La méritocratie n’est pas la justice. 

Jean : Héritage et propriété. La spoliation de la propriété a permis de créer les banques suisses. Retrouver les héritiers (mormons), il existe une traçabilité, on paye  des gens qui vont retrouver les héritiers. Concurrence entre frères et soeurs.  
Le revenu universel pose la question de la motivation de l’engagement au travail. 

Lou : J'hérite de plein de chose et qu’est ce que l’on fait de tout ça. Ne pas travailler pour l’argent offre un certain désintéressement. Cela éloigne l'aliénation.  Ce n’est plus l’argent pour l’argent. Le travail libéré n’est pas estimé. 

Caroline: Plan historique, psychologique: connaître, accepter sa propre histoire. Qui n’a rien à voir à mon avis avec le passage chez un notaire.                                                                        Ce qui est une réalité anthropologique est instrumentalisé: ou rejoué au niveau économique.
Revaloriser la valeur travail=peser dans le partage de la valeur ajoutée, en termes marxistes.
m’hériter

Elise : Donner de l’argent un revenu universel à la place de l’héritage.  La situation de RSA en tant que revenu universel est un choix trop difficile, est un renoncement, car c’est trop faible.