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dimanche 6 octobre 2019

Récré-Philo - 10 /10/2019 - La liberté

Toujours à la Médiathèque, Avec quelques élèves de CM1 et CM2 de l'école de Noé, nous nous interrogerons sur la liberté.
Après une lecture de la chèvre de Monsieur Seguin. Qu'est ce que la Liberté?

mercredi 2 octobre 2019

19 OCTOBRE - PMA - Rupture anthropologique majeure ? Allons nous vers une nouvelle humanité?

L'autorisation de la Procréation Médicalement Assisté pour toutes est maintenant un fait en France.   L’Académie de médecine, ce samedi 21 septembre, avait pourtant émis des “réserves” sur l’ouverture de la PMA à toutes les femmes.  Le rapport affirme que “la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant”.


La position du gouvernement pose question. En effet, si le gouvernement reconnait à l'Académie de médecine l'expertise sur les sujets médicaux, le gouvernement rajoute que “les études ne sont pas inquiétantes” et que cette autorité n’est pas attendue sur des avis sociétaux.  L'Académie aurait donc raison sur les risques du développement psychologique de l'enfant, (La psychiatrie fait à ce jour partie de la médecine) mais ces troubles à venir ne seraient qu'un fait de société.   

Nicole Belloubet, la ministre de la Justice déclare : « Sur l’acte de naissance apparaîtra "mère et mère" quand nous avons des enfants qui sont issus d’une PMA pour un couple de femmes, a déclaré Nicole Belloubet sur BFMTV. La réalité c’est celle-là : cet enfant a deux mères, et bien il aura deux mères à l’état civil. »

L'acte de naissance de l'enfant portera donc le nom de deux femmes et aucune indication du père. Réalité, fait alternatif ?

L'être humain comme le Sphinx à les pieds d'un animal, objet de nature et une tête d'homme, l'objet de culture par essence. Somme nous en train de perdre nos pattes d'animaux, de quitter pour toujours notre nature d'objet intermédiaire. L'homme ne serait plus de la même manière en lien avec la nature. Sa nature jusqu'ici est d'être procréer par un homme et une femme. Si nous cassons officiellement le lien entre parents génétiques et parents éducationnels et légaux , le petit d'être humain sera t il encore un Homo sapiens ou devient-il autre chose? un petit d'Homo Deus?
Un Homo Deus qui déciderai la vie et créerait de nouvelles règles d'apparition de la vie. Ces règles peuvent-elles encore faire réalité.    


Les femmes qui pratiqueront la PMA, vont elles vers une nouvelle humanité?
  
Notre débat ne sera pas tant de savoir si la P.M.A. pour toutes est une bonne ou une mauvaise chose mais d'en mesurer l'impact sociétal, anthropologique et philosophique. 

L'académie de Médecine a-t-elle tord? Cette nouvelle capacité légale n'est elle que mineure? La psychiatrie n'est-elle finalement pas de la médecine? Le gouvernement succombe-t-il à des pressions sociales qui vont jusqu'à le positionner dans une posture nian la réalité? L'être humain est-il par essence un être en évolution qui va vers moins de nature et plus de culture?   

Des vidéos

Quelques sites
https://www.philomag.com/lactu/breves/pma-un-panorama-des-positions-philosophiques-39312
https://www.lepoint.fr/debats/pma-pour-toutes-l-enfant-est-devenu-un-objet-de-consommation-12-06-2019-2318587_2.php
https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-emission-du-mardi-24-septembre-2019
https://actu.orange.fr/societe/videos/pma-pour-ou-contre-duel-de-philosophes-entre-raphael-enthoven-et-pierre-le-coz-CNT000001jR7if.html

dimanche 22 septembre 2019

16 - Novembre - L'homme est-il buggé?

Nous voila déjà à paler de la session de novembre. En effet pour cette session nous allons travailler autour d'un livre "Le bug humain". Afin de permettre aux futurs participants d'avoir lu le livre et à la médiathèque de gérer le roulement nous vous informons des aujourd'hui de la séance de novembre 2019. Il n'y aura pas de réunion en septembre et je reviendrai vers vous pour celle d'octobre.



Le livre dont on parle Il y a 200 000 ans, depuis l'Afrique, l'humanité partait à la conquête du monde. Elle détenait une arme secrète son cerveau. Une machine à penser, à tirer parti de son environnement, à se reproduire et à dominer. Longtemps notre meilleur allié, notre cerveau risque aujourd'hui de causer notre perte. Car il existe un défaut de conception, un véritable bug, au coeur de cet organe extraordinaire : les neurones en charge d'assurer notre survie ne sont jamais rassasiés et réclament toujours plus de nourriture, de sexe et de pouvoir.
Ainsi, nous sommes 8 milliards d'êtres humains sur Terre à rechercher encore et toujours la croissance dans tous les domaines. Pour ce faire, notre espèce hyperconsommatrice surexploite la planète, modifie son écosystème... et se met gravement en péril. Comment se fait-il que, ayant conscience de ce danger, nous ne parvenions pas à réagir ? Peut-on résoudre ce bug et redevenir maîtres de notre destin ? Oui, à condition d'analyser en chacun de nous et non plus seulement à l'échelon économique et politique ce mécanisme infernal qui pousse notre cerveau à en demander toujours plus.

La parution du livre "Le bug humain", pose un problème qui pourrait se résumer ainsi : Le cerveau de l'homme après lui avoir permis de survivre ne va-y-il pas le condamner ?

Poussé par les neurones de mon striatum, vais-je participer à la destruction de la planète ?

Comment faire pour évier cela !

Le livre est disponible à la médiathèque de Noé, il sera disponible en priorité jusqu'au 16 novembre 2019 pour ceux qui voudrons participer au débat du 16 novembre 2019 et je remercie à ceux qui vont l'emprunter de le lire rapidement.

samedi 22 juin 2019

Samedi 27 juin 2019 - L'humiliation est-elle de plus en plus présente?

Selon Wiki : "Une humiliation est un rabaissement conduisant à une mortification, un état d'impuissance ou soumission. "

Etre humilié cela signifie donner à montrer en public un décalage entre ce que nous prétendons être et ce que nous sommes vraiment. Dans toute humiliation il y a une révélation pour soi et pour autrui. Pour soi parce que l'on comprend que les autres vous ont mis à nu et pour autrui car il comprend que vous ne valez pas ce que vous prétendiez.

C'est la raison pour laquelle l'humilié ressent de la honte : se voyant impuissant il veut disparaître, il veut mourir au monde et à lui-même et l'exposition publique lui est insupportable car elle le rappelle constamment à lui-même.
Etre humilié cela signifie donner à montrer en public un décalage entre ce que nous prétendons être et ce que nous sommes vraiment. Dans toute humiliation il y a une révélation pour soi et pour autrui. Pour soi parce que l'on comprend que les autres vous ont mis à nu et pour autrui car il comprend que vous ne valez pas ce que vous prétendiez.
C'est la raison pour laquelle l'humilié ressent de la honte : se voyant impuissant il veut disparaître, il veut mourir au monde et à lui-même et l'exposition publique lui est insupportable car elle le rappelle constamment à lui-même.
Autrement dit un truc super pratique, faire "péter les galons" et mettre une fin de non recevoir à toutes contestation. L'humilié ayant deux choix soit la fuite soit la souffrance de ne plus exister.



Olivier Abel déclare :
"Nos sociétés sont très focalisées sur l’injustice, et probablement pas assez sur les humiliations qui touchent à l’estime et au respect que les gens peuvent avoir de leur propre dignité. C’est pourquoi il peut être bon de repartir de la diversité des sentiments d’indignation. Nous réduisons d’ailleurs particulièrement l’injustice à une non-égalité dans les poids et mesures économiques et financières. C’est certainement capital, mais il manque alors une réflexion sur la violence, sur la spécificité de la domination. Lorsque quelqu’un utilise son pouvoir sans laisser à l’autre la possibilité d’un contre-pouvoir, il y a violence, dit Paul Ricœur, et c’est une forme d’humiliation. Il faut toujours laisser à l’autre « un petit couteau ». Il manque aussi dans nos réflexions sur la justice la dimension de l’aliénation, sur laquelle un certain socialisme critique (et parfois marxiste) avait beaucoup insisté. Cette notion venait de Rousseau, avec le sentiment que les gens peuvent être dépossédés de leur propre désir, de leur propre estime et évaluation de ce qui est bon, de leur confiance en soi —pour reprendre le titre d’un magnifique texte de ce fondateur d’une philosophie américaine radicale, aujourd’hui trop oublié, Emerson."
Femmes tondues à la Libération

L'humiliation est-elle de plus en plus présente dans nos sociétés? et quel moyens avons nous d'y répondre de ne pas se sentir humilié, pourquoi sommes nous aussi sensible à l'humiliation? Doit on être humble pour ne pas être humilié? L'humiliation est-elle une maladie contagieuse?

Qu’est-ce qui est le plus humiliant : être battu en public ou isolé pendant dix ans, soustrait aux regards. Nos formes de châtiment sont des concentrés anthropologiques, et donc aussi théologiques, auxquels nous devons être attentifs



L'humiliation est un moteur de haine et de vengeance.  Les Allemands ont été humiliés par le traité de Versailles en 1918 et le ressentiment était tellement puissant qu'Hitler a pu en partie prendre le pouvoir en s'appuyant sur l'humiliation que leur faisait subir le "diktat" du traité de Versailles. Il semble donc qu'il n'est pas d'humilier qui que ce soit.
Pourtant c'est un phénomène très répandu  et une méthode de management?


Un patron chinois donne une fessé en public à ses salariés.


Et bien sûr comment ne pas penser à France Télécom



Daniel Doublet n’a pas craqué, n’est pas parti, n’est pas tombé malade. "Je n’ai pas fait de dépression caractérisée. Mais j’ai été meurtri, humilié. Jusqu’à 55 ans, mes appréciations étaient bonnes. J’avais une relation de confiance avec ma hiérarchie. C’était des gens honnêtes, remplacés par des gens malhonnêtes." ICI
L’analyse présentée ici fait apparaître l’humiliation, donc la souffrance, comme la nouvelle figure de la condition humaine dans nos sociétés technologiques et nos économies mondialisées. Dans cette perspective, la jouissance ou le plaisir pourraient naître du privilège psychologique exorbitant de l’exercice de la puissance et de la cruauté.
Les sociétés contemporaines de consommation décuplent et intensifient ainsi l’insécurité psychique, la précarité, la dépendance qui font naître un sentiment de dévalorisation, d’infériorisation, d’humiliation, tenant au fait d’avoir à demander – réclamer – des choses qui constituent des besoins psychiques et font partie de droits fondamentaux. On comprend alors que, dans les sociétés contemporaines, la dignité, le respect, la considération, la reconnaissance, qui ont structuré notre sensibilité politique démocratique égalitaire depuis le xviiie siècle, suscitent aujourd’hui un intérêt grandissant. Le manque de respect, de considération, le déni de reconnaissance, peuvent dès lors constituer un champ de réflexions cruciales : la question de l’humiliation se pose à nouveau de façon aiguë dans les formes d’individualisme contemporain.
Ces nouvelles formes d’humiliation – éprouvées par soi, infligées à l’autre – sont souvent diffuses, insidieuses, imperceptibles, sans auteurs repérables : elles sont extraordinairement difficiles à observer et à qualifier, plus encore à codifier et à sanctionner, voire à légiférer. Ces humiliations invitent à soulever des questions qui sont aux fondements des sciences sociales. L’humiliation dans les sociétés contemporaines naît de la valorisation de types d’économie psychique qui provoquent l’abandon, l’oubli des gens qui ne peuvent que difficilement – voire en aucune manière – s’adapter aux exigences du système. Chaque individu y est en effet tenu de se faire valoir, de se promouvoir contre toutes les autres formes de relation, de privilégier les interactions concurrentielles et compétitives, entraînant une misère sociale et une misère psychique, susceptibles d’affecter le moi : un moi massifié, de plus en plus isolé, un moi tout à la fois privé de repères, de contacts et, cependant, dépendant et perdu ; un moi impuissant, profondément désorienté, et, en cela, dans l’incapacité psychique de s’associer à d’autres.
: la suite ICI

Le livre : Humiliation

Auteur Wayne Koestenbaum
Éditeur Climats
Pages: 227
Prix : 19,00 €

Une pensée:
« Cela a toujours été un mystère pour moi ; comment des hommes peuvent-ils se sentir honorés de l’humiliation de leurs semblables ? »
-Mahatma Gandhi-

l'éducation

Bizutage



dimanche 14 avril 2019

Samedi 20 avril - Vidéo et surveillance vont elles remplacer la peur de Dieu?


Les villages de France voient fleurir de bien étranges fleurs en ce printemps. Est-ce le réchauffement climatique ou des manipulations génétiques montsantoniennes? ils semblent qu'elles parlent de bien et de mal, de citoyenneté et qu'elles ont remplacées  les croix des années 60 qui affichaient les horaires des services catholiques.



Des images d'un  œil (Celui de Dieu) et d'une caméra à la place des croix à l'entrée des villages? Vidéo et surveillance vont-elles remplacer la peur de dieux ?

Qu'en pensent-ils

https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2012-2-page-124.htm#

Barbara Duden, « Penser au-delà de la Némésis médicale : Ivan Illich et la désincarnation moderne du moi et du toi » (traduit de l’allemand par Jean Robert), Rencontre Ivan Illich, 6 et 7 mai 2010, Institut d’urbanisme de Paris.

- "Avec la vidéosurveillance, il y a création d’une barrière symbolique, qui est intériorisée comme barrière géographique. « Aujourd’hui, le “sujet” est de plus en plus fréquemment invité à s’adapter systémiquement lui-même dans ses orientations les plus intimes [6]
[6]Barbara Duden, « Penser au-delà de la Némésis médicale : Ivan…. » Tout en masquant l’enfermement, elle l’engendre. Tout individu qui se sait « anormalement » présent par rapport aux buts affichés d’un lieu se sentira filmé. C’est une barrière mentale de différents ordres : elle délimite sans interdire l’entrée, elle norme sans contrainte physique et pourtant, elle contraint tout dans son champ de vision. "

  La disparition de la frontière dedans-dehors au sein de l’espace urbain rend la vidéosurveillance nécessaire : le danger vient désormais de nous, de l’intérieur, il s’immisce partout. Seule la vigilance de tous les instants, la possibilité de scruter la vie publique, nous protégerait de ces risques [8]
18Il me semble que l’idée même de vidéosurveillance sous-tend une abolition de la distinction entre sphère privée et publique. Hannah Arendt, dans Qu’est-ce que la liberté ?, distingue nettement les deux sphères et oppose « la sécurité protectrice de nos quatre murs » du domaine privé au courage nécessaire dans le domaine public 

La vidéo-surveillance est la panacée en matière de sécurité : elle fait reculer le crime, les délits, les incivilités, en tout cas selon Nicolas Sarkozy qui défendait ce système dès 2007 quand il était alors président de la République. 
Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS (Laboratoire méditerranéen de Sociologie) a réalisé une vaste enquête dans trois villes françaises emblématiques et publie son constat sans appel dans Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance, aux éditions Armand Colin.
Ce qui est exact dans le raisonnement de Nicolas Sarkozy c’est que dans une démocratie comme celle de la France, la vidéosurveillance ne constitue pas en soi une menace pour nos libertés individuelles, publiques, notre liberté. Parce qu’en soit la technologie n’est rien, c’est le régime politique qui fait tout. Là où il a tort c’est quand il explique que partout où la vidéosurveillance a été installée, la sécurité a fait des progrès. C’est faux. Les crimes ne font que se déplacer. On appelle ça le 'phénomène de déplacement de la délinquance', et c’est sans fin.
La vidéosurveillance est un marché mondial hyper concurrentiel avec des pays comme les Etats-Unis, la Chine, à la pointe de ce marché et qui cherchent à conquérir la planète entière jusqu’à aller vendre des programmes de vidéosurveillance à des pays parmi les plus pauvres de la planète qui n’ont ni électricité ni eau courante.
Il ne faut pas raisonner en terme de faits divers mais il faut se demander, sur une ville donnée, les enquêtes dans lesquelles une image a été décisive pour les policiers ou les gendarmes, qu’est-ce que ça représente dans leur activité totale dans l’année ? Je montre que quelle que soit la ville, la proportion d’enquêtes où les images ont joué un rôle important est comprise entre 1 et 3%. Si c’est petit, ça coûte combien ? Est-ce que cet argent on ne pourrait pas l’utiliser pour quelque chose de plus efficace encore ?

Et si la vidéo remplacé la justice?

dimanche 17 mars 2019

Samedi 30 mars 2019 - A quelle vitesse voulons-nous vivre ?

Constat : le désir d’une existence intense mais qui dure longtemps est devenu dominant aujourd’hui. La course rapide est-elle vraiment tenable sur la distance ?


"Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité." Albert Einstein


Lien éloge de la lenteur https://www.ted.com/talks/carl_honore_praises_slowness?language=fr#t-94452

Lien réflexion https://riojeanluc.com/2018/07/25/eloge-de-la-lenteur-ou-de-la-vitesse/

dimanche 17 février 2019

23 février 2019 - L'Europe, un bien ou un mal ?


A quelques jour du Brexit ? on se demande encore si les Anglais ont fait le bon choix?
Alors l'Europe une bonne ou une mauvaise idée? On sort, on reste ? on va où?



L'émission


Bonus 1


Bonus 2