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jeudi 4 mai 2017

20 mai 2017- La dualité des sexes devant la loi est-elle une réelle nécessité ?


Pourquoi déclarer son sexe ou son genre ailleurs que dans un cabinet médical ?


Depuis sa naissance, Gaëtan, « affublé » d’un prénom masculin, « car sa mère voulait un garçon », vit « avec un état civil qui n’est pas le sien », quand « le seul objectif juridique et social » de cette procédure est pourtant de « refléter l’identité réelle » d’une personne, avait-il alors regretté.
La « dualité sexuelle, bien que ne faisant pas l’objet d’une définition légale spécifique, fait bien l’objet d’une prise en compte juridique généralisée », avait rétorqué l’avocat général Philippe Ingall-Montagnier, tout en demandant le rejet du pourvoi.
Plusieurs pays dont l’Allemagne (2013), le premier en Europe, l’Australie (2014), ainsi que le Népal ont reconnu un troisième sexe ou genre, encore appelé sexe neutre ou intersexualité.

Avec la déclaration  suivante de la cour de cassation refusant le sexe neutre : "« La dualité des énonciations relatives au sexe dans les actes de l’état civil poursuit un but légitime en ce qu’elle est nécessaire à l’organisation sociale et juridique », ce débat nous semble devoir être relancé. Mais sur une autre piste celle du droit à s'exclure d'une dualité (Male ou femelle) dont le sens peine à être justifié.  En quoi être homme ou femme ou de sexe non déterminé change-t-il notre statu de citoyen ? Vous trouverez l'ensemble de l'acte ici:  https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/premiere_chambre_civile_568/531_4_36665.html

La question du club sera directe : "La dualité des sexes devant la loi est-elle une réelle nécessité ?"



- Une loi qui fait fît de la réalité (le plaignant est réellement de sexe indéterminé) est-elle légitime ?
- La classification légale hommes/femmes peut-elle encore être justifiée n'et-elle pas la marque d'un désir de justifier une structure patriarcale dépassé?

Un excellent article du huffintonpost déclare :
"Cette volonté de lier nos origines à un dimorphisme sexuel organique atteste d'un malaise face aux questions concernant l'altérité. Bien que toute naissance requière à l'évidence le brassage génétique des deux sexes (mâle et femelle), cela veut-il nécessairement dire qu'il n'en existe que deux? La différence sexuelle se fonde sur le principe de fécondité, mais peut-on nier que la procréation ne soit pas le seul mobile de nos relations sexuelles? Je crois qu'il nous faut repenser l'interaction compliquée du sexe et du genre par rapport à l'intersexualité pour mieux comprendre que lorsque l'on essaye de faire rentrer les êtres dans des moules sexués, certains sont laissés à la marge."


En 2001, la loi relative à la lutte contre les discriminations définit celle-ci comme une distinction à l'encontre d'un individu en fonction d'une liste de 17 critères. Parmi ces critères sont cités l'orientation sexuelle et le sexe.  Dés lors la simple évocation du sexe dans la loi n'est-elle pas illégale ?

Transparent : Une série sur les troubles du genre et des orientations sexuelles

A l'heure ou la loi permet le changement de sexe, ou le genre auto-ressenti, le genre perçu et le sexe sont des notions qui ne sont plus toujours ni accordées ni claires, pourquoi vouloir nous étiqueter ?

La dualité des sexes devant la loi est-elle une réelle nécessité ? 


lundi 10 avril 2017

La recette du bonheur est-elle sur marmitton ? Epicure et la lettre à Ménécée

Le gars a travaillé toute sa vie sur comment être heureux ... alors i il laisse en testament, un truc, une recette et c'est celle du bonheur.


Epicure

https://vimeo.com/91833799 et la suite ......
http://www.philolog.fr/lettre-a-menecee-epicure-explication/print/#comments_controls




Il écrit à son copain, sorte de fils spirituel : "Ménécée". Il lui écrit  une lettre ou il lui explique
On est un peu avant -270 av J.C.

En gros la recette est très simple. Un médicament à prendre tous les jours avec 4 ingrédients. Le Tétrapharmacos.

Les ingredients sont ceux-là :
  • Les dieux ne sont pas à craindre
  • La mort n'est pas à craindre
  • On peut atteindre le bonheur
  • On peut supprimer la douleur


 La question est la suivante : Quid de la recette .... elle marche ou pas ? Aujourd'hui la recette peut elle être la même ? 


Voici la lettre :
Lettre à Ménécée
(Usener, p. 59-66.)
Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme. Or celui qui dit que l’heure de philosopher n’est pas encore arrivée ou est passée pour lui, ressemble à un homme qui dirait que l’heure d’être heureux n’est pas encore venue pour lui ou qu’elle n’est plus. Le jeune homme et le vieillard doivent donc philosopher l’un et l’autre, celui-ci pour rajeunir au contact du bien, en se remémorant les jours agréables du passé ; celui-là afin d’être, quoique jeune, tranquille comme un ancien en face de l’avenir. Par conséquent il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu’il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l’avoir.
Attache-toi donc aux enseignements que je n’ai cessé de te donner et que je vais te répéter ; mets-les en pratique et médite-les, convaincu que ce sont là les principes nécessaires pour bien vivre. Commence par te persuader qu’un dieu est un animal immortel et bienheureux, te conformant en cela à l’anticipation du dieu qui est gravée en toi. N’attribue jamais à un dieu rien qui soit en opposition avec l’immortalité ni en désaccord avec la béatitude ; mais regarde-le toujours comme possédant tout ce que tu trouveras capable d’assurer son immortalité et sa béatitude. Car les dieux existent, attendu que nous connaissons leur existence par une intuition évidente. Mais, quant à leur nature, ils ne sont pas tels que la foule le croit. Et celui-là n’est pas impie qui nie les dieux de la foule, c’est celui qui attribue aux dieux ce que leur prêtent les opinions de la foule. Car les affirmations de la foule sur les dieux ne sont pas des anticipations, mais bien des présomptions fausses. Et ces imaginations fausses font que les dieux sont pour les méchants la source des plus grands maux comme, d’autre part, les opinions vraies sur les dieux font que les dieux sont pour les bons la source des plus grands biens. Mais la multitude, incapable de se déprendre de ce qui est chez elle et à ses yeux le propre de la vertu, n’accepte que des dieux conformes à cet idéal et regarde comme absurde tout ce qui s’en écarte.
Prends l’habitude de penser que la mort n’est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n’est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d’une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l’immortalité. (125) Car il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a vraiment compris que hors de la vie il n’y a rien de redoutable. On prononce donc de vaines paroles quand on soutient que la mort est à craindre, non pas parce qu’elle sera douloureuse étant réalisée, mais parce qu’il est douloureux de l’attendre. Ce serait en effet une crainte vaine et sans objet que celle qui serait produite par l’attente d’une chose qui ne cause aucun trouble par sa présence.
Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d’horreur, la mort, n’est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n’est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc la mort n’existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu’elle n’a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus. Mais la multitude tantôt fuit la mort comme le pire des maux, tantôt l’appelle comme le terme des maux de la vie. (126) Le sage, au contraire, ne fait pas fi de la vie et il n’a pas peur non plus de ne plus vivre : car la vie ne lui est pas à charge, et il n’estime pas non plus qu’il y ait le moindre mal à ne plus vivre. De même que ce n’est pas toujours la nourriture la plus abondante que nous préférons, mais parfois la plus agréable, pareillement ce n’est pas toujours la plus longue durée qu’on veut recueillir, mais la plus agréable. Quant à ceux qui conseillent aux jeunes gens de bien vivre et aux vieillards de bien finir, leur conseil est dépourvu de sens, non seulement parce que la vie a du bon même pour le vieillard, mais parce que le soin de bien vivre et celui de bien mourir ne font qu’un. On fait pis encore quand on dit qu’il est bien de ne pas naître, ou, « une fois né, de franchir au plus vite les portes de l’Hadès ».(127) Car si l’homme qui tient ce langage est convaincu, comment ne sort-il pas de la vie ? C’est là en effet une chose qui est toujours à sa portée, s’il veut sa mort d’une volonté ferme. Que si cet homme plaisante, il montre de la légèreté en un sujet qui n’en comporte pas. Rappelle-toi que l’avenir n’est ni à nous ni pourtant tout à fait hors de nos prises, de telle sorte que nous ne devons ni compter sur lui comme s’il devait sûrement arriver, ni nous interdire toute espérance, comme s’il était sûr qu’il dût ne pas être.
Il faut se rendre compte que parmi nos désirs les uns sont naturels, les autres vains, et que, parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires et les autres naturels seulement. Parmi les désirs nécessaires, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquillité du corps, les autres pour la vie même. Et en effet une théorie non erronée des désirs doit rapporter tout choix et toute aversion à la santé du corps et à l’ataraxie de l’âme, puisque c’est là la perfection même de la vie heureuse. (128) Car nous faisons tout afin d’éviter la douleur physique et le trouble de l’âme. Lorsqu’une fois nous y avons réussi, toute l’agitation de l’âme tombe, l’être vivant n’ayant plus à s’acheminer vers quelque chose qui lui manque, ni à chercher autre chose pour parfaire le bien-être de l’âme et celui du corps. Nous n’avons en effet besoin du plaisir que quand, par suite de son absence, nous éprouvons de la douleur ; et quand nous n’éprouvons pas de douleur nous n’avons plus besoin du plaisir. C’est pourquoi nous disons que le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse. (129) En effet, d’une part, le plaisir est reconnu par nous comme le bien primitif et conforme à notre nature, et c’est de lui que nous partons pour déterminer ce qu’il faut choisir et ce qu’il faut éviter ; d’autre part, c’est toujours à lui que nous aboutissons, puisque ce sont nos affections qui nous servent de règle pour mesurer et apprécier tout bien quelconque si complexe qu’il soit. Mais, précisément parce que le plaisir est le bien primitif et conforme à notre nature, nous ne recherchons pas tout plaisir, et il y a des cas où nous passons par-dessus beaucoup de plaisirs, savoir lorsqu’ils doivent avoir pour suite des peines qui les surpassent ; et, d’autre part, il y a des douleurs que nous estimons valoir mieux que des plaisirs, savoir lorsque, après avoir longtemps supporté les douleurs, il doit résulter de là pour nous un plaisir qui les surpasse. Tout plaisir, pris en lui-même et dans sa nature propre, est donc un bien, et cependant tout plaisir n’est pas à rechercher ; pareillement, toute douleur est un mal, et pourtant toute douleur ne doit pas être évitée. (130) En tout cas, chaque plaisir et chaque douleur doivent être appréciés par une comparaison des avantages et des inconvénients à attendre. Car le plaisir est toujours le bien, et la douleur le mal ; seulement il y a des cas où nous traitons le bien comme un mal, et le mal, à son tour, comme un bien. C’est un grand bien à notre avis que de se suffire à soi-même, non qu’il faille toujours vivre de peu, mais afin que si l’abondance nous manque, nous sachions nous contenter du peu que nous aurons, bien persuadés que ceux-là jouissent le plus vivement de l’opulence qui ont le moins besoin d’elle, et que tout ce qui est naturel est aisé à se procurer, tandis que ce qui ne répond pas à un désir naturel est malaisé à se procurer. En effet, des mets simples donnent un plaisir égal à celui d’un régime somptueux si toute la douleur causée par le besoin est supprimée, (131) et, d’autre part, du pain d’orge et de l’eau procurent le plus vif plaisir à celui qui les porte à sa bouche après en avoir senti la privation. L’habitude d’une nourriture simple et non pas celle d’une nourriture luxueuse, convient donc pour donner la pleine santé, pour laisser à l’homme toute liberté de se consacrer aux devoirs nécessaires de la vie, pour nous disposer à mieux goûter les repas luxueux, lorsque nous les faisons après des intervalles de vie frugale, enfin pour nous mettre en état de ne pas craindre la mauvaise fortune. Quand donc nous disons que le plaisir est le but de la vie, nous ne parlons pas des plaisirs des voluptueux inquiets, ni de ceux qui consistent dans les jouissances déréglées, ainsi que l’écrivent des gens qui ignorent notre doctrine, ou qui la combattent et la prennent dans un mauvais sens. Le plaisir dont nous parlons est celui qui consiste, pour le corps, à ne pas souffrir et, pour l’âme, à être sans trouble. (132) Car ce n’est pas une suite ininterrompue de jours passés à boire et à manger, ce n’est pas la jouissance des jeunes garçons et des femmes, ce n’est pas la saveur des poissons et des autres mets que porte une table somptueuse, ce n’est pas tout cela qui engendre la vie heureuse, mais c’est le raisonnement vigilant, capable de trouver en toute circonstance les motifs de ce qu’il faut choisir et de ce qu’il faut éviter, et de rejeter les vaines opinions d’où provient le plus grand trouble des âmes. Or, le principe de tout cela et par conséquent le plus grand des biens, c’est la prudence. Il faut donc la mettre au-dessus de la philosophie même, puisqu’elle est faite pour être la source de toutes les vertus, en nous enseignant qu’il n’y a pas moyen de vivre agréablement si l’on ne vit pas avec prudence, honnêteté et justice, et qu’il est impossible de vivre avec prudence, honnêteté et justice si l’on ne vit pas agréablement. Les vertus en effet, ne sont que des suites naturelles et nécessaires de la vie agréable et, à son tour, la vie agréable ne saurait se réaliser en elle-même et à part des vertus.
(133) Et maintenant y a-t-il quelqu’un que tu mettes au-dessus du sage ? Il s’est fait sur les dieux des opinions pieuses ; il est constamment sans crainte en face de la mort ; il a su comprendre quel est le but de la nature ; il s’est rendu compte que ce souverain bien est facile à atteindre et à réaliser dans son intégrité, qu’en revanche le mal le plus extrême est étroitement limité quant à la durée ou quant à l’intensité ; il se moque du destin, dont certains font le maître absolu des choses. Il dit d’ailleurs que, parmi les événements, les uns relèvent de la nécessité, d’autres de la fortune, les autres enfin de notre propre pouvoir, attendu que la nécessité n’est pas susceptible qu’on lui impute une responsabilité, que la fortune est quelque chose d’instable, tandis que notre pouvoir propre, soustrait à toute domination étrangère, est proprement ce à quoi s’adressent le blâme et son contraire.(134) Et certes mieux vaudrait s’incliner devant toutes les opinions mythiques sur les dieux que de se faire les esclaves du destin des physiciens, car la mythologie nous promet que les dieux se laisseront fléchir par les honneurs qui leur seront rendus, tandis que le destin, dans son cours nécessaire, est inflexible ; il n’admet pas, avec la foule, que la fortune soit une divinité – car un dieu ne fait jamais d’actes sans règles –, ni qu’elle soit une cause inefficace : il ne croit pas, en effet, que la fortune distribue aux hommes le bien et le mal, suffisant ainsi à faire leur bonheur et leur malheur, il croit seulement qu’elle leur fournit l’occasion et les éléments de grands biens et de grands maux ; (135) enfin il pense qu’il vaut mieux échouer par mauvaise fortune, après avoir bien raisonné, que réussir par heureuse fortune, après avoir mal raisonné – ce qui peut nous arriver de plus heureux dans nos actions étant d’obtenir le succès par le concours de la fortune lorsque nous avons agi en vertu de jugements sains.
Médite donc tous ces enseignements et tous ceux qui s’y rattachent, médite-les jour et nuit, à part toi et aussi en commun avec ton semblable. Si tu le fais, jamais tu n’éprouveras le moindre trouble en songe ou éveillé, et tu vivras comme un dieu parmi les hommes. Car un homme qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel.


dimanche 12 mars 2017

25 mars - le paranormal


La science face au paranormal ....

Pas facile de savoir ou commence science et non science ....
  • A la fin du 19ième siècle, les phénomènes paranormaux étaient couramment étudiés et débattus par les scientifiques les plus renommés (l’astronome Camille Flammarion, les physiciens William Crook et Oliver Lodge, les prix Nobel Charles Richet, Pierre et Marie Curie,...). Les débats étaient intenses et de haut niveau. Leurs travaux étaient généralement publiés dans des journaux prestigieux. Ce champ d’étude était appelé " métapsychique ".
  • Aujourd’hui, les questions qu’ils avaient soulevées sont complètement ignorées par la communauté scientifique. Ses représentants prétendent que le débat est clos et le considèrent démodé et ridicule. C’est devenu une sorte de "tabou", "un des plus puissants interdits des temps modernes".

Selon Bertrand Méheust, le débat n’a jamais été soldé. Cette attitude a conduit à une prolifération de littérature et de programmes bon marché, dont le niveau n’a rien à voir avec celui qu’il était un siècle plus tôt. En fait, cette situation avait été prédite par les théoriciens qui ont étudié le somnambulisme magnétique "en effet, ils pensaient que si l’on refusait d’intégrer dans la pensée rationnelle haut de gamme les faits étranges du somnambulisme magnétique [..] on risquait de provoquer un retour de la superstition, de voir revenir les anges et les esprits, et d’aller ainsi au-devant d’une situation incontrôlable.". C’est exactement ce qui s’est produit.
  • En résumé, l’idée de B. Méheust consiste à dire que l’étude du paranormal est totalement ignorée et rejetée (du moins en France), et que ce phénomène est responsable de l’accablante prolifération des croyances irrationnelles.

vendredi 17 février 2017

25 Février - Pub or not Pub, là est la question ?



Au départ il y eu EDWARD BERNAYS et Propaganda : 


Jean Du jardin dans 99 Francs, Il joue un publicitaire et déclare :
"Jamais crétin irresponsable n'a été aussi puissant que moi."



La Pub dans la rue, la TV, nos boites aux lettres, Internet, au cinéma, dans la presse, à l’école ….

Directement la pub injecté dans votre cerveau! 

La Pub nous pousse à surconsommer mais elle est aussi un support à la connaissance de nouvelles technologies, de produits culturels.
Cette affichette, c’est de la PUB !
Alors PUB or Not PUB ?




"La publicité est dangereuse. Elle est pleine de supercheries habilement camouflées, et sa force de persuasion est si grande que ces effets sont mal perçus du public, même quand il en est victime. Il convient de la dénoncer comme elle le mérite.

Sommes-nous libres face à la publicité ?


Troubles sociétaux : La publicité insiste sur les qualités d’un produit sans en souligner les défauts. Son but est simplement de capter l’attention d’un public visé pour l’inciter à adopter un comportement souhaité (et pas nécessairement souhaitable). Par exemple, qui tient compte du coût de fonctionnement d’un 4×4 en matière d’environnement par rapport à une petite berline ?
Il est difficile de différencier les désirs des besoins. La publicité nous pousse à acheter sans que l’on ait à réfléchir de la nécessité d’un produit quelconque.  Toutes les marques que l’on porte sur nos vêtements font du corps un objet de promotion. Toute personne portant des marques aide à véhiculer l’idée que consommer une grande quantité de produits est nécessaire. La publicité ne rapporte ce que les gens ont envie d’entendre. La publicité dégrade les paysages. Il n’y a plus beaucoup de villes qui sont à l’abri de grands panneaux publicitaires. La publicité favorise les inégalités en ce sens que la possession d’une paire de chaussure de marque ne devrait pas être une référence. Puis, de toute évidence, la publicité pousse les gens à surconsommer. 



Bon et si pour finir et si vous voulez avoir la trouille :



samedi 14 janvier 2017

21 janvier 2017 - Et si on en parlait ?

*





Il est des sujets que l'on ne peut évoquer simplement et l'on commence toujours par se poser la question de leur pertinence. 
En France, Avec entre 10000 et 12000 victimes par an soit près de 4 fois plus que le nombre de décès sur la route, ce n'est pas la rareté de l’événement qui en fait un sujet dérisoire. Pourquoi dont alors se poser la question de cette pertinence. Le suicide est-il tabou d'en parler? ....

C'est assurément un sujet grave et difficile, qui ne manque pas de nous effrayer et dont nous allons pourtant  parler : 

Le suicide



Wijipédia nous raconte que : "Chaque année, plus d'un million d'individus se suicident. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le suicide est la treizième cause de mortalité la plus fréquente dans le monde et le National Safety Council le classe sixième des causes les plus fréquentes aux États-Unis. Le suicide est la cause principale de mortalité chez les adolescents et adultes âgés de moins de 35 ans. La prévalence du suicide est trois à quatre fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes. Les tentatives échouées de suicide dans le monde sont estimées entre 10 et 20 millions chaque année."

Alors le suicide c'est quoi :  un acte irresponsable? un acte désespéré ? un crime ? une maladie ? l'expression d'une liberté totale ? le début de la philosophie ? le seul acte conscient dans une société absurde ?  Une erreur ? Le propre de l'homme ? .....




Le suicide est-il le début de la philosophie?


Peut on et doit on vivre raisonnablement dans un monde absurde?


Hégésias de Cyrène pensait que, le bonheur étant chose impossible, et le corps étant accablé de malheurs, la mort était préférable à la vie. Surnommé « Celui qui pousse à la mort », il a été exilé, son école fermée, et ses livres bannis par le roi Ptolémée III.
Socrate pensait que la croyance que l’on va rejoindre les dieux et certains morts rend injuste la révolte contre la mort. Il ne s’est pourtant pas suicidé, il a seulement refusé de fuir la mort pour rester un philosophe digne qui assume ses actes.
Platon le disciple de Socrate aurait détallé, pour empêcher les athéniens de commettre un second meurtre ignominieux. Il invitait à se libérer de notre corps de mort pour accéder à la vie intelligible, pas jamais par le suicide, c’est par l’ascèse philosophique. Il serait bien de donner un coup d’œil dans ses Dialogues. Ses textes frisent parfois la contradiction. Il traite du suicide dans Le Phédon. Platon affirme qu’ « il n’y a que les insensés qui se réjouissent de la mort ! Les humains sont assignés à résidence et nul n’a le droit de s’affranchir de ces liens pour s’évader. Les dieux sont nos gardiens et nous sommes le troupeau. Il ne faut donc pas se donner la mort, avant qu’un dieu ne nous envoie un signe ».
Nietzsche est une grande figure de la philosophie du suicide. « La pensée du suicide est une puissante consolation : elle nous aide à passer maintes mauvaises nuits. » (Par delà bien et mal). « Il y a un droit en vertu duquel nous pouvons ôter la vie à un homme, mais aucun qui permette de lui ôter la mort : c’est cruauté pure et simple. » (Humain, trop humain). « Abstraction faite des exigences qu’imposent la religion, il sera bien permis de se demander : pourquoi le fait d’attendre sa lente décrépitude jusqu’à la décomposition serait-il plus glorieux, pour un homme vieilli qui sent ses forces diminuer, que de se fixer lui-même un terme en pleine conscience ? Le suicide est dans ce cas un acte qui se présente tout naturellement et qui, étant une victoire de la raison, devrait en toute équité mériter le respect… (Humain, trop humain). Retenons que Nietzsche non plus ne s’est pas suicidé. Il aurait détraqué avant d’être témoin de sa lente décrépitude.
Albert Camus est un philosophe du suicide. Il en parle dans Le mythe de Sisyphe. Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux, aimait-il affirmer, c’est le suicide. Le suicide est une solution à l’absurde. Mais Camus ne s’est pas suicidé malgré la conscience aiguë qu’il avait de l’absurdité de l’existence et du non sens de nos recherches.
Emile Cioran est aussi un penseur pessimiste, héritier impénitent de Nietzsche et d’Arthur Schopenhauer. Dans « De l’inconvénient d’être né », Cioran montrait que la vie est une farce, une sorte de maladie dont le ridicule est à son comble. Sa position reste toutefois ambiguë. « Je passe mon temps à conseiller le suicide par écrit et à le déconseiller par la parole. C’est que dans le premier cas il s’agit d’une issue philosophique ; dans le second, d’un être, d’une voix, d’une plainte… »
Ce tour d’horizon non démocratique de la question du suicide ne nous montre que des avis favorables au suicide. Celui qui pense que l’un ou l’autre de ces philosophes a raison, peut retenir ou apporter son aval au suicide comme une fin en douceur, une solution qu’aucun de ces défenseurs du suicide n’a adoptée pour soi-même. Peut-être la vie valait autrement la peine d’être vécue ?
La vie est un bien précieux sur lequel nous n’avons normalement aucune prise. La vie est donnée, le temps aussi, le temps de la vie davantage. Nous sommes de simples intendants d’un précieux bien contenu dans des vases d’argile. La vie nous échappe, elle déborde notre pouvoir d’user et de disposer.  Elle peut être falsifiée, elle peut être bradée en certains cas. La morale nous enseigne que c’est le sommet de l’indignité.  On ne subit pas la vie, elle reste un combat à assumer.  Personne n’a eu  la réussite facile, elle cache toujours une vie dramatique, des années de privations. Trouver que la vie est trop difficile pour chercher le soulagement dans la mort est  à mon sens une capitulation abjecte, une liberté poussée trop loin.
Voilà pourquoi pendant longtemps, les législations de nos pays laïcs, j’entends nos pays de la sortie de la religion (Marcel Gauchet), ont hésité à autoriser l’euthanasie, qui ne s’appelle pourtant pas suicide.  D’ailleurs, de l’éthique médicale à la philosophie, il peut y avoir un hiatus. Aujourd’hui quelques pays ont ouvert la porte à l’euthanasie flanquée d’une kyrielle de conditions, sinon, le tribunal. Cela doit faire réfléchir. L’euthanasie est une question réglée par le progrès de la médecine. La thèse de la douleur atroce ne tient plus. A ma connaissance, aucune loi (laïque, anti religieuse ? ), n’a encore autorisé le suicide. Il se peut que je sois mal informé. C’est le moment d’apprendre quelque chose de vous, lecteurs. Le suicide, d’accord pour des raisons que nous ne pouvons savoir, mais après le suicide, l’acte sera qualifié par la morale. Tuer est un acte intrinsèquement mauvais. Se tuer ou se suicider ne l’est pas moins. Non seulement le suicide serait immoral, mais il serait un acte irresponsable.
Emmanuel AVONYO

Les excellents articles :



lundi 2 janvier 2017

Réflexion ..... Est-ce que le gouvernement nous parle-vrai ?


Georges POMPIDOU déclarait en décembre 1972 que : "Dans ces dernières heures de 72, je voudrais jeter un coup d'oeil sur la situation de notre pays ... par, le journal, la radio, on apprend que tout va mal !...

On apprends que tout va mal

La cohérence entre le discours des médias, du gouvernement , de chacun d'entre-nous et la réalité est toujours suggestive.

Cependant il est des questions que nous sentons parfois confusément surexploitées par la communication gouvernementale ou au contraire des sujets plus tabous. Qu'en est-il vraiment ? Est-ce que le gouvernement nous parle de ce qui va mal et de ce qui nous préoccupe? Est ce que le gouvernement nous parle-vrai ?

Parler-vrai 
Manière sincère et simple de s'exprimer, notamment dans le domaine politique ; authenticité, franchise.
 
Parler vrai ce n'est pas choisir ses sujets, c'est parler de tout, sans tabou ni passion excessive pour certain sujets.
  • Avec 12000 morts par an le suicide est-il vraiment considéré comme une cause à combattre ?
  • Le cancer est-il aujourd'hui une cause perdue ? Il faut bien mourir de quelque chose ?
  • Les radiations, bof c'est que dans les centrales, non ?
  • Le gouvernement travaille-t-il à baisser les morts sur la route parce que c'est facile et cela rapporte du fric ?
  • ......

Pour essayer d'y voir plus clair je vous propose d'essayer de lire le tableau suivant et de le confronter à nos sentiments diffus.

Le sujet est choisi mesurable et suffisamment grave pour mériter que l'on en parle : Les causes de mortalité en France en 2016.
Pour mesurer le niveau de communication gouvernementale et le comparer à celui des internautes nous proposons un indice.   Cet Indice est un rapport entre le nombre de communication faite par le gouvernement et celle faîte par les internautes. Pour cela je vous propose de nous suivre dans un exercice de Datajournaliste en utilisant le Web comme source de données.

La mesure  

Nous avons donc fait une simple mesure du nombre de sites évoquant les causes de mortalité présents dans l'espace du gouvernement (.gouv.fr) et créer en 2016. Et nous l'avons comparé ensuite au nombre de sites évoquant cette même cause mais présent dans l'espace ".fr"

Indice de communication gouvernementale comparé sur les causes de mortalité en 2016

Détail du protocole de calcul de l'indice de communication gouvernementale sur les causes de mortalité en 2016. 

(Sautez à Explication Rapide si vous avez trop mal à la tête)
Le protocole est le suivant: pour chaque cause de mortalité nous recherchons en utilisant Google le nombre de sites qui contient les mots : décès et France, nous rajoutons le ou les mots correspondant à la cause de mortalité puis effectuons une requête en rajoutant un filtre sur l'espace du type "site:.fr" et une autre site:.gouv.fr". Cette dernière requête retournant le nombre de sites contenant les mots recherché dans l'espace .gouv.fr qui est réservé au gouvernement. Les requêtes reçoivent aussi un filtre pour ne comptabiliser que les sites créés en 2016.

Une fois les deux chiffres obtenus pour chaque cause de mortalité, nous effectuons le calcul suivant :
Indice = Log(|NB_de_Site_.gouv.fr * k - Nombre_de_site_.fr|) ou k est égal à 48. k représentant le rapport entre le nombre de pages référencées par Google pour le .fr et le .gouv.fr contenant les mots : décès et France en 2016. Nous récupérons le signe de la valeur NB de Site .Gouv * k - Nombre de site en .fr| et l'affectons à l'indice.
           Si NB de Site .Gouv * k - Nombre de site en .fr|
                Indice=-Indice
           Fin de Si

Explication rapide

En gros donc plus le ruban bleu est vers le bas, plus la communication gouvernementale est faible par apport à l'activité sur le même sujet des internautes. Au contraire plus le ruban bleu est vers le haut et plus le gouvernement se soucie de cette cause d'avantage que ne le font les internautes.

En orange apparaît  le % de la cause de mortalité dans le nombre de décès (Source Wikipédia).

Un autre graphique nous présente le rapport entre le nombre d'articles et le nombre de morts par an en .fr et .gouv.fr.


Comparaison du nombre de sites en .fr et .gouv.fr sur le nombre de mort par cause de mortalité


Analyse Sauvage

Les accidents de la route et les attentats sont les plus sujets les plus présents par apport au nombre de morts effectifs. Peu de morts et beaucoup d'article.  

Dans le deuxième graphique, Le suicide et l'obésité semble être semblable. le niveau d'article apparaît sous un indice positif  pour la communication en .fr et négatif ou très faible pour le .gouv.
Pas très Glamour comme sujet?

Ce qui est certain c'est que comparé au accident de la route .....

Qu'en pensez vous ?



samedi 17 décembre 2016

24 décembre 2016 - Fêtons Sol Invictus et Noël ENsemble

Le débat de ce matin (17 décembre 2016 - Devons nous supprimer Noël ?) nous a amenés à plusieurs conclusions:


  • Nous avons besoin d'un calendrier commun pour partager des moments de fêtes et de repos qui sont essentiel à la cohérence de notre société. 
  • Historiquement ces moments sont hérités de la tradition chrétienne, mais cette tradition dans la France de ce début de 21° siècle n'est plus seule légitime.
  • Une certaine laïcité de fêtes comme Noël ou la Toussaint se fait par une commercialisation du concept  de ces fêtes, mais cela est au détriment d'un sens plus profond.


Afin de rendre la fête de Noël parfaitement laïque (et non commerciale) nous la couplons avec la fête païennes ancestrale de SOL INVICTUS et en attendant le retour du Soleil rejoigniez-nous pour une heure de convivialités de 21h à 22h le soir du 24 décembre 2016. Vous irez réveillonner en famille ensuite. 

Sol Invictus (latin pour « Soleil invaincu ») est une divinité solaire apparue dans l'Empire romain au iiie siècle. Elle reprend des aspects de la mythologie d'Apollon et du culte de Mithra, connaissant une grande popularité dans l'armée romaine.
L'empereur Aurélien (270-275) lui assure une place officielle à Rome en proclamant que le Soleil invaincu est le patron principal de l’Empire romain et en faisant du 25 décembre (au solstice d'hiver qui tombait alors le 25 décembre) une fête officielle appelée le « jour de naissance du Soleil » (du latin dies natalis solis invicti).