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samedi 22 juin 2019

Samedi 27 juin 2019 - L'humiliation est-elle de plus en plus présente?

Selon Wiki : "Une humiliation est un rabaissement conduisant à une mortification, un état d'impuissance ou soumission. "

Etre humilié cela signifie donner à montrer en public un décalage entre ce que nous prétendons être et ce que nous sommes vraiment. Dans toute humiliation il y a une révélation pour soi et pour autrui. Pour soi parce que l'on comprend que les autres vous ont mis à nu et pour autrui car il comprend que vous ne valez pas ce que vous prétendiez.

C'est la raison pour laquelle l'humilié ressent de la honte : se voyant impuissant il veut disparaître, il veut mourir au monde et à lui-même et l'exposition publique lui est insupportable car elle le rappelle constamment à lui-même.
Etre humilié cela signifie donner à montrer en public un décalage entre ce que nous prétendons être et ce que nous sommes vraiment. Dans toute humiliation il y a une révélation pour soi et pour autrui. Pour soi parce que l'on comprend que les autres vous ont mis à nu et pour autrui car il comprend que vous ne valez pas ce que vous prétendiez.
C'est la raison pour laquelle l'humilié ressent de la honte : se voyant impuissant il veut disparaître, il veut mourir au monde et à lui-même et l'exposition publique lui est insupportable car elle le rappelle constamment à lui-même.
Autrement dit un truc super pratique, faire "péter les galons" et mettre une fin de non recevoir à toutes contestation. L'humilié ayant deux choix soit la fuite soit la souffrance de ne plus exister.



Olivier Abel déclare :
"Nos sociétés sont très focalisées sur l’injustice, et probablement pas assez sur les humiliations qui touchent à l’estime et au respect que les gens peuvent avoir de leur propre dignité. C’est pourquoi il peut être bon de repartir de la diversité des sentiments d’indignation. Nous réduisons d’ailleurs particulièrement l’injustice à une non-égalité dans les poids et mesures économiques et financières. C’est certainement capital, mais il manque alors une réflexion sur la violence, sur la spécificité de la domination. Lorsque quelqu’un utilise son pouvoir sans laisser à l’autre la possibilité d’un contre-pouvoir, il y a violence, dit Paul Ricœur, et c’est une forme d’humiliation. Il faut toujours laisser à l’autre « un petit couteau ». Il manque aussi dans nos réflexions sur la justice la dimension de l’aliénation, sur laquelle un certain socialisme critique (et parfois marxiste) avait beaucoup insisté. Cette notion venait de Rousseau, avec le sentiment que les gens peuvent être dépossédés de leur propre désir, de leur propre estime et évaluation de ce qui est bon, de leur confiance en soi —pour reprendre le titre d’un magnifique texte de ce fondateur d’une philosophie américaine radicale, aujourd’hui trop oublié, Emerson."
Femmes tondues à la Libération

L'humiliation est-elle de plus en plus présente dans nos sociétés? et quel moyens avons nous d'y répondre de ne pas se sentir humilié, pourquoi sommes nous aussi sensible à l'humiliation? Doit on être humble pour ne pas être humilié? L'humiliation est-elle une maladie contagieuse?

Qu’est-ce qui est le plus humiliant : être battu en public ou isolé pendant dix ans, soustrait aux regards. Nos formes de châtiment sont des concentrés anthropologiques, et donc aussi théologiques, auxquels nous devons être attentifs



L'humiliation est un moteur de haine et de vengeance.  Les Allemands ont été humiliés par le traité de Versailles en 1918 et le ressentiment était tellement puissant qu'Hitler a pu en partie prendre le pouvoir en s'appuyant sur l'humiliation que leur faisait subir le "diktat" du traité de Versailles. Il semble donc qu'il n'est pas d'humilier qui que ce soit.
Pourtant c'est un phénomène très répandu  et une méthode de management?


Un patron chinois donne une fessé en public à ses salariés.


Et bien sûr comment ne pas penser à France Télécom



Daniel Doublet n’a pas craqué, n’est pas parti, n’est pas tombé malade. "Je n’ai pas fait de dépression caractérisée. Mais j’ai été meurtri, humilié. Jusqu’à 55 ans, mes appréciations étaient bonnes. J’avais une relation de confiance avec ma hiérarchie. C’était des gens honnêtes, remplacés par des gens malhonnêtes." ICI
L’analyse présentée ici fait apparaître l’humiliation, donc la souffrance, comme la nouvelle figure de la condition humaine dans nos sociétés technologiques et nos économies mondialisées. Dans cette perspective, la jouissance ou le plaisir pourraient naître du privilège psychologique exorbitant de l’exercice de la puissance et de la cruauté.
Les sociétés contemporaines de consommation décuplent et intensifient ainsi l’insécurité psychique, la précarité, la dépendance qui font naître un sentiment de dévalorisation, d’infériorisation, d’humiliation, tenant au fait d’avoir à demander – réclamer – des choses qui constituent des besoins psychiques et font partie de droits fondamentaux. On comprend alors que, dans les sociétés contemporaines, la dignité, le respect, la considération, la reconnaissance, qui ont structuré notre sensibilité politique démocratique égalitaire depuis le xviiie siècle, suscitent aujourd’hui un intérêt grandissant. Le manque de respect, de considération, le déni de reconnaissance, peuvent dès lors constituer un champ de réflexions cruciales : la question de l’humiliation se pose à nouveau de façon aiguë dans les formes d’individualisme contemporain.
Ces nouvelles formes d’humiliation – éprouvées par soi, infligées à l’autre – sont souvent diffuses, insidieuses, imperceptibles, sans auteurs repérables : elles sont extraordinairement difficiles à observer et à qualifier, plus encore à codifier et à sanctionner, voire à légiférer. Ces humiliations invitent à soulever des questions qui sont aux fondements des sciences sociales. L’humiliation dans les sociétés contemporaines naît de la valorisation de types d’économie psychique qui provoquent l’abandon, l’oubli des gens qui ne peuvent que difficilement – voire en aucune manière – s’adapter aux exigences du système. Chaque individu y est en effet tenu de se faire valoir, de se promouvoir contre toutes les autres formes de relation, de privilégier les interactions concurrentielles et compétitives, entraînant une misère sociale et une misère psychique, susceptibles d’affecter le moi : un moi massifié, de plus en plus isolé, un moi tout à la fois privé de repères, de contacts et, cependant, dépendant et perdu ; un moi impuissant, profondément désorienté, et, en cela, dans l’incapacité psychique de s’associer à d’autres.
: la suite ICI

Le livre : Humiliation

Auteur Wayne Koestenbaum
Éditeur Climats
Pages: 227
Prix : 19,00 €

Une pensée:
« Cela a toujours été un mystère pour moi ; comment des hommes peuvent-ils se sentir honorés de l’humiliation de leurs semblables ? »
-Mahatma Gandhi-

l'éducation

Bizutage



dimanche 14 avril 2019

Samedi 20 avril - Vidéo et surveillance vont elles remplacer la peur de Dieu?


Les villages de France voient fleurir de bien étranges fleurs en ce printemps. Est-ce le réchauffement climatique ou des manipulations génétiques montsantoniennes? ils semblent qu'elles parlent de bien et de mal, de citoyenneté et qu'elles ont remplacées  les croix des années 60 qui affichaient les horaires des services catholiques.



Des images d'un  œil (Celui de Dieu) et d'une caméra à la place des croix à l'entrée des villages? Vidéo et surveillance vont-elles remplacer la peur de dieux ?

Qu'en pensent-ils

https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2012-2-page-124.htm#

Barbara Duden, « Penser au-delà de la Némésis médicale : Ivan Illich et la désincarnation moderne du moi et du toi » (traduit de l’allemand par Jean Robert), Rencontre Ivan Illich, 6 et 7 mai 2010, Institut d’urbanisme de Paris.

- "Avec la vidéosurveillance, il y a création d’une barrière symbolique, qui est intériorisée comme barrière géographique. « Aujourd’hui, le “sujet” est de plus en plus fréquemment invité à s’adapter systémiquement lui-même dans ses orientations les plus intimes [6]
[6]Barbara Duden, « Penser au-delà de la Némésis médicale : Ivan…. » Tout en masquant l’enfermement, elle l’engendre. Tout individu qui se sait « anormalement » présent par rapport aux buts affichés d’un lieu se sentira filmé. C’est une barrière mentale de différents ordres : elle délimite sans interdire l’entrée, elle norme sans contrainte physique et pourtant, elle contraint tout dans son champ de vision. "

  La disparition de la frontière dedans-dehors au sein de l’espace urbain rend la vidéosurveillance nécessaire : le danger vient désormais de nous, de l’intérieur, il s’immisce partout. Seule la vigilance de tous les instants, la possibilité de scruter la vie publique, nous protégerait de ces risques [8]
18Il me semble que l’idée même de vidéosurveillance sous-tend une abolition de la distinction entre sphère privée et publique. Hannah Arendt, dans Qu’est-ce que la liberté ?, distingue nettement les deux sphères et oppose « la sécurité protectrice de nos quatre murs » du domaine privé au courage nécessaire dans le domaine public 

La vidéo-surveillance est la panacée en matière de sécurité : elle fait reculer le crime, les délits, les incivilités, en tout cas selon Nicolas Sarkozy qui défendait ce système dès 2007 quand il était alors président de la République. 
Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS (Laboratoire méditerranéen de Sociologie) a réalisé une vaste enquête dans trois villes françaises emblématiques et publie son constat sans appel dans Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance, aux éditions Armand Colin.
Ce qui est exact dans le raisonnement de Nicolas Sarkozy c’est que dans une démocratie comme celle de la France, la vidéosurveillance ne constitue pas en soi une menace pour nos libertés individuelles, publiques, notre liberté. Parce qu’en soit la technologie n’est rien, c’est le régime politique qui fait tout. Là où il a tort c’est quand il explique que partout où la vidéosurveillance a été installée, la sécurité a fait des progrès. C’est faux. Les crimes ne font que se déplacer. On appelle ça le 'phénomène de déplacement de la délinquance', et c’est sans fin.
La vidéosurveillance est un marché mondial hyper concurrentiel avec des pays comme les Etats-Unis, la Chine, à la pointe de ce marché et qui cherchent à conquérir la planète entière jusqu’à aller vendre des programmes de vidéosurveillance à des pays parmi les plus pauvres de la planète qui n’ont ni électricité ni eau courante.
Il ne faut pas raisonner en terme de faits divers mais il faut se demander, sur une ville donnée, les enquêtes dans lesquelles une image a été décisive pour les policiers ou les gendarmes, qu’est-ce que ça représente dans leur activité totale dans l’année ? Je montre que quelle que soit la ville, la proportion d’enquêtes où les images ont joué un rôle important est comprise entre 1 et 3%. Si c’est petit, ça coûte combien ? Est-ce que cet argent on ne pourrait pas l’utiliser pour quelque chose de plus efficace encore ?

Et si la vidéo remplacé la justice?

dimanche 17 mars 2019

Samedi 30 mars 2019 - A quelle vitesse voulons-nous vivre ?

Constat : le désir d’une existence intense mais qui dure longtemps est devenu dominant aujourd’hui. La course rapide est-elle vraiment tenable sur la distance ?


"Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité." Albert Einstein


Lien éloge de la lenteur https://www.ted.com/talks/carl_honore_praises_slowness?language=fr#t-94452

Lien réflexion https://riojeanluc.com/2018/07/25/eloge-de-la-lenteur-ou-de-la-vitesse/

dimanche 17 février 2019

23 février 2019 - L'Europe, un bien ou un mal ?


A quelques jour du Brexit ? on se demande encore si les Anglais ont fait le bon choix?
Alors l'Europe une bonne ou une mauvaise idée? On sort, on reste ? on va où?



L'émission


Bonus 1


Bonus 2



samedi 19 janvier 2019

26/01/2019 - Quelle méthode pour quel débat ?

Le Grand débat pause bien des questions sur sa mise en oeuvre. Nous nous poserons la question de qu'elle méthode pour parvenir dans les conditions proposées au débat. Puis nous essayerons de débattre en utilisant la méthode choisie de la question suivante : 

La question ?

Démocratie et citoyenneté : Comment donner à chaque citoyen la certitude d'être en démocratie? 

La méthode pour la question

Gunther Gorhan, enseignant de droit à la Sorbonne, animateur du café philo historique des Phares place de la Bastille (Paris) nous dit dans un article nommé "quelle " méthode " pour quel " débat " ? sur Diotime, n°21 (04/2004) que : "

1° ) L'idée de méthode se fonde sur une séparation nette, " ontologique ", entre le sujet connaissant et l'objet à connaître. 

  • Il y a sujets proposé dans le Grand Débat, celui que nous choisir ici est  
  • Démocratie et citoyenneté. Première difficulté à prendre de la distance ... nous allons bien parler de nous. 


  2°) Le type de débat  

1e type :  celui qui est principalement basé sur des arguments et des contre-arguments ; dans un tel débat, c'est le meilleur argument qui doit l'emporter et pouvoir rallier les autres participants. L'horizon d'un tel débat est le consensus.

  • Cela semble bien nous convenir, mais qui seront les débatteurs qui va amener des contre arguments. Le débat appelle t il des arguments ou des solutions ? Ne posons nous pas le charrue avent les bœufs. En cherchant des solutions pour parvenir à une destinations que nous n'avons pris le temps de déterminer?

2e type : c'est le " débat-construction ", construction d'un concept, d'une théorie, d'une interprétation, etc. Les arguments des uns et des autres sont moins mis en compétition les uns avec les autres que sélectionnés en fonction de leur contribution possible à la construction commune.

  • A c'est ça ... nous allons construire en commun. Sauf que celui qui va construire n'est pas là? 
3e Type  " débat-(trans)formation " : ce qui est visé, c'est la (trans)formation des participants, y compris de l'animateur lui-même.

  • Houps .. Le débat aurait-il pour but de nous former ? S'incrit-il dans un processus dit "Pédagogique" ?

Nous nous poserons la question de qu'elle méthode pour parvenir dans les conditions proposées au débat. Puis nous essayerons de débattre en utilisant la méthode choisie de la question suivante : 

Démocratie et citoyenneté : Comment donner à chaque citoyen la certitude d'être en démocratie?

Et le débat qui n'en est pas un !



A lire/écouter sur Internet








Peut-on débattre sans limites ?

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LE 14/01/2019
Le grand débat national voulu par Emmanuel Macron débute demain. Il devrait se limiter à quatre grands thèmes. L'occasion de s’interroger plus généralement...

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Peut-on apprendre à débattre?
ÊTRE ET SAVOIR
LE 20/01/2019
A l'occasion du Grand Débat National, "Etre et savoir" s'interroge sur la possibilité d'apprendre aux élèves à débattre. Apprendre à débattre, oui, mais...


Gilets jaunes : le "grand débat national" fait débat

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LE 08/01/2019
A l'occasion du "grand débat national" destiné à répondre aux attentes des "Gilets jaunes", tous les sujets peuvent être mis sur la table ? Peut-on aller...



"J'ai peur que le débat soit manipulé" : les craintes dans la commune où le grand débat national sera lancé

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LE 14/01/2019
Ce mardi, Emmanuel Macron se rend dans l'Eure, à Grand Bourgtheroulde, avec plusieurs ministres, pour lancer le grand débat national. Dans cette commune...*


vendredi 7 décembre 2018

15 décembre - La colère peut-elle être juste ?


Personnellement j'aime les colères. Elle font des quidams moyens des artistes qui pour une fois emportés par leurs passions font spectacle. Ils crient, hurlent pleurent, cassent; ils peuvent même nous faire peur ou encore pitié, bref ils vont nous émouvoir et finissent par nous régaler comme les meilleurs des tragédiens. 

Et comment ne pas penser à Hulk! 



Alors la Colère? Si elle peut être juste et belle ou c'est simplement une triste passion qui nous laisse vide et désemparé.

Ce qu'en dit Charles Pépin : 
Cela ne surprendra personne : peu de philosophes défendent la colère. Elle est pour Aristote, ou pour un stoïcien comme Sénèque qui lui consacre tout un traité, le cas d’école de l’emportement par lequel l’homme ajoute inutilement du mal au mal. Elle est chez Spinoza la conséquence de la haine, elle-même conséquence de la tristesse, autant dire la pire des passions tristes, la preuve que nous n’entendons rien au projet spinoziste : « Ni rire ni pleurer, mais comprendre. » Viser la joie, la béatitude ou la sagesse, c’est donc d’abord apprendre, chère Pauline, à ne pas se mettre en colère. Elle est aussi inutile dans une pensée du destin que dans une philosophie de la contingence. Si le monde est un destin, alors la colère ne sert à rien. Si les choses sont contingentes, alors il n’y a plus de raison de se mettre en colère : employons-nous plutôt à les changer, ce que nous ferons mieux sans colère. L’expression « se mettre en colère » suffisait d’ailleurs à attirer le soupçon : elle porte l’idée d’une décision incompatible avec la pureté de l’élan, d’une théâtralisation incompatible avec le caractère insoutenable de l’injustice.
Pourtant, nous sentons tous qu’il y a parfois dans notre colère quelque chose de sain, de libérateur, voire de joyeux. Par ma colère, en effet, je m’affirme. Que j’aie tort ou raison n’est pas l’essentiel, je crie que j’existe et cela fait du bien. Que l’injustice dont je m’estime victime en soit vraiment une ou pas, peu importe : seul importe, dans le jaillissement de ma colère, l’affirmation d’une limite que j’estime ne pas devoir être franchie. Ce n’est pas une limite objective, c’est la limite pour moi. La colère est bien affirmation d’une subjectivité et c’est à ce titre qu’elle est belle. Seul Dieu, pour les chrétiens, a le droit de se mettre en colère : la colère figure au sein des sept péchés capitaux. On comprend pourquoi : quand la colère me prend, je n’ai plus ni Dieu ni maître.
La colère a une fonction : elle vient désigner le « non-négociable ». Souvenons-nous de la grande colère de Meursault face à l’aumônier, à la fin de L’Étranger d’Albert Camus. Il y a tant de choses qui indiffèrent Meursault, il peut supporter la prison et la bêtise des hommes, l’éloignement de Marie et le rapprochement de l’échéance de la guillotine, mais qu’un aumônier vienne lui gâcher ses derniers instants d’existence en lui répétant ses balivernes, cela, il ne peut l’accepter. Voilà à quoi sert la colère : à indiquer aux autres en même temps qu’à soi-même ce qui est vraiment important, ce sur quoi on ne lâchera pas – ou plus. C’est vrai d’un individu comme d’un peuple.




Le point de vue KAto

samedi 17 novembre 2018

24 Novembre 2018 - Ethique et entreprise est ce un oxymore ?

Entre de beaux discours tant en interne qu'en externe, sur la responsabilité sociale des entreprises et une réalité faîte de Dieselgate et de burn-out comment l'entreprise vit-elle avec son éthique? 


On parle de quoi ?
Éthique  
- Ensemble des règles et normes de comportement d'un groupe humain. Syn. morale.
- Théorie morale particulière, qui porte sur le contenu des règles précédentes.
- Partie de la philosophie qui étudie l'éthique aux sens précédents. Syn. philosophie morale.
- Éthique au sens (1) précédent, pensée dans son rapport à l'individu et au cas singulier. Dist. morale.
- Ensemble des principes et règles de conduite propres à une profession ou un secteur d'activité. Syn. déontologie.

Entreprise
- Le fait, pour un entrepreneur, de s'engager à fournir son travail pour un ouvrage, dans des conditions données.

Compétition
- rivalité d'intérêts entre plusieurs personnes qui poursuivent un même but : Être en concurrence avec quelqu'un pour obtenir un poste.


Entre concurrence et éthique comment s'en sortir ?



et on peut lire sur le site d'un constructeur automobile https://www.volkswagen.fr/fr/services-apres-vente/engagements.html#item=1&powerLayer=teco.display





Le discours de Emmanuel Lulin de chez Loréal est rès interressant : "Les entreprises qui ont une bonne culture d’intégrité et d’éthique valent significativement plus que les entreprises qui n’en ont pas."
Emmanuel Lutin chargé de l' Etich Washing chez l'Oréal. 
L'éthique serait donc un moyen de donner plus de valeur à l'entreprise. Est-ce bien éthique ? Dans quelles conditions la concurrence peut être un principe d’organisation sociale juste ? 



L'éthique est-elle sa loi dans la zone grise de la loi ?