Depuis l’Antiquité, le lien entre pouvoir et folie hante la réflexion politique et philosophique. De Platon à Shakespeare, de Néron aux dictateurs modernes, l’histoire et la littérature semblent regorger de figures où l’exercice du pouvoir s’accompagne d’excès, de démesure et parfois de dérèglement. Le pouvoir fascine autant qu’il inquiète : il promet la maîtrise, la reconnaissance et l’efficacité, mais il expose aussi à l’isolement, à la tentation de l’arbitraire et à l’illusion de toute-puissance. La folie, quant à elle, ne désigne pas seulement une pathologie psychiatrique ; elle peut aussi renvoyer à une perte du sens des limites, à l’hybris – cette démesure que les Grecs considéraient comme la faute suprême. Ainsi, lorsque l’on se demande si le pouvoir rend fou, on interroge à la fois les effets psychologiques de la domination sur celui qui l’exerce et la fragilité humaine face à la concentration de responsabilités et de privilèges. Mais faut-il penser que le pouvoir corromp...
Ce club est la continuité du Club commencé au collège de Carbone en 2012, puis au collège de Noé de 2013 à décembre 2015. Il est aujourd'hui installé à la médiathèque de Noé et au collège du Lherm.