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lundi 1 novembre 2021

20 novembre 2021 Ciné-Philo Film : La Jetée de Chris Marker Nos souvenir sont-ils constructeurs ou prisons?

 


L'analyse du film : https://www.dvdclassik.com/critique/la-jetee-marker

Un Ciné-Philo. C'est un film, une question, un public et la rencontre des trois dans un débat.

Notre film est  La Jetée de Chris Marker ou l’apocalypse du souvenir.  

Pour ceux qui voudraient voir le film avant notre rencontre du samedi 20/10/21 il est visible à l'adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=fU99W-ZrIHQ 

Il parle de la mémoire. La mémoire est la capacité d'établir une continuité entre mon présent et mon passé : c'est le support de l'identité personnelle, c'est-à-dire de la conscience d'être soi. 

Sans aucun doute mais est on prisonnier de notre mémoire ?   

La jetée 1962
 

La Jetée de Chris Marker est un film français de science-fiction par excellence. un petit garçon assiste à un meurtre depuis la plateforme d'Orly. Cette scène le marque pour toujours ainsi que le regard d'une jeune femme qu'il croise à ce moment là.

Les thèmes du films sont nombreux l'amour, la mémoire,

La mémoire est chez Chris Marker est à la fois un territoire à explorer et un refuge. La mémoire est le départ du présent et définit le futur. Mais elle est le passé ou une image du passé.

Sommes nous construits par nos souvenir ou prisonniers de nos souvenir ?

C'est la question que nous nous poserons samedi 20/11/2021 à 11h après avoir regardé ce film ensemble.


Platon
(v. 428-v. 348 av. J.-C.)
Se souvenir, c’est conserver la trace de sensations imprimées dans la mémoire comme un sceau dans de la cire. Mais se souvenir n’est pas suffisant pour connaître : la connaissance est un « ressouvenir », « une réminiscence des réalités jadis contemplées par notre âme », puis oubliées lorsque l’âme s’est incarnée dans un corps, explique Platon dans le Phédon. Connaître, c’est donc reconnaître, en explorant notre mémoire.

 

Augustin
(354-430)
La mémoire est le présent du passé, établit saint Augustin dans les Confessions. Par définition, le passé est ce qui n’est plus là. Mais en passant, il laisse des traces dans l’esprit, des souvenirs qui nous permettent de mesurer le passage du temps. « L’immense palais de la mémoire », rempli des images de ce qui n’est plus, est donc notre « trésor » le plus précieux : il permet au passé d’être toujours présent dans notre esprit.

 

Locke
(1632-1704)
Comment savoir si l’on est la même personne qu’hier ? Parce qu’on s’en souvient. La mémoire est la capacité d’établir une continuité entre mon présent et mon passé : c’est le support de l’identité personnelle, c’est-à-dire de la conscience d’être soi. « Aussi loin que cette conscience peut s’étendre sur les actions ou les pensées déjà passées, aussi loin s’étend l’identité de cette personne », écrit Locke dans l’Essai sur l’entendement humain.

 

Nietzsche
(1844-1900)
La mémoire nuit à notre santé psychique, explique Nietzsche dans la Généalogie de la morale. Parce qu’elle nous tient prisonniers du passé, la mémoire nous empêche de vivre, en alimentant notre mauvaise conscience. Pour digérer notre passé, pour éviter que nos souvenirs ne nous rendent malades, le philosophe préconise « l’oubli actif » : il faut apprendre à « fermer de temps à autre les portes et les fenêtres de la conscience ».

 

Proust
(1871-1922)
Seule la mémoire involontaire, stimulée par la sensibilité, peut ressusciter le passé. Lorsque l’odeur et la saveur d’une madeleine trempée dans du thé font palpiter un souvenir confus, l’effort de remémoration est incapable de ramener à la conscience « l’instant ancien que l’attraction d’un instant identique est venue de si loin solliciter » ; quand l’effort cesse, soudain le souvenir d’enfance reparaît, avec tout un pan du passé.

 

Freud
(1856-1939)
« La conscience naîtrait là où s’arrête la trace mnésique », écrit Freud dans les Essais de psychanalyse. La mémoire est en effet le royaume de l’inconscient : certains de nos souvenirs y sont déformés, d’autres y sont refoulés, mais ils se rappellent à nous notamment dans les rêves. La mémoire abrite donc les souvenirs que notre conscience a oubliés et que l’analyse peut faire remonter à la surface par un travail de remémoration.

 

Ricœur
(1913-2005)
Face à la fièvre commémorative, mais face aussi au risque de l’oubli, comment définir une « politique de la juste mémoire » ? Dans La Mémoire, l’Histoire, l’Oubli, le philosophe explique qu’il n’y a pas de mémoire juste sans histoire, car la mémoire vise la fidélité au vécu, alors que l’histoire vise la vérité du passé. Le travail critique de l’historien est nécessaire pour corriger la mémoire et pour lui donner un sens collectif.

Le film 

la thèse du film pourrait être que la mémoire est un outil de préservation au niveau collectif, puisqu'il permet de sauver l'humanité en contactant le futur. Mais au niveau individuel il est simplement un objet létal.


samedi 25 septembre 2021

23 octobre 2021 - Pouvons nous encore faire peuple ?

 

Pour NKM, le métro parisien est "un lieu de charme" qui a "des moments de grâce"

Encore faudrait-il définir ce qu'est un peuple ?  Le Petit-Robert nous propose deux définitions :

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peuple
nom masculin et adjectif invariable
  1. 1.
    Ensemble d'êtres humains vivant en société, formant une communauté culturelle, et ayant en partie une origine commune.
    Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
    Synonymes :
    nation
    pays
    population
    société
    ethno-
  2. 2.
    Le peuple, un peuple 
    l'ensemble des personnes soumises aux mêmes lois et qui forment une nation.

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De mon point de vue ces deux définitions s'opposent. En effet dans la première l'individu appartient à un peuple par le partage d'une culture et d'origine. Il s'agirait donc de génétique, d'histoire et d'identité culturelle donc de sentiment d'appartenance et dans la seconde la chose n'est que légale. L'individu est alors soumis à un ensemble de lois dans ce qui est une nation.    

La seconde définition a pour elle de ne pas soulever de question philosophique et même en quelque sorte de l'évacuer. Elle est purement géographique, si vous êtes sur un territoire national, alors vous en subissez les lois et faite donc partie du peuple local.

C'est donc d'avantage sur la seconde que nous nos questionnerons et sur les limites qu'entrainent l'existence ces deux définitions.

Peuple : Un vouloir vivre collectif ?

Il reste un troisième sens que nous apporte Wikipédia :

  [Un  peuple est] un « ensemble de personnes qui, n'habitant pas un même territoire mais ayant une même origine ethnique ou une même religion, ont le sentiment d'appartenir à une même communauté »1. Ici, le peuple n'est défini que par une culture, voire une tradition commune. C'est la vision la plus étendue de la notion de peuple.

Cette troisième définition ne nous aide pas non plus, à moins de faire com M. Sarkozy et d'inventer une origine fictive.


"Dès que l'on devient Français, nos ancêtres sont gaulois."

Nicolas Sarkozy résout l'aporie avec la création d'une origine fictive déjà employée dans les manuels de la troisième république. Vérité et peuple sont-ils des concepts incompatibles ?


    "LE PEUPLE" est le premier mot  du préambule de la constitution française. La base de la base comme diraient des jeunes élèves de collège et pourtant on ne peut s'entendre sur une définition : "Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont  ..."



Mirabeau, nous sommes ici par la volonté du peuple ....



Pourtant le mot de peuple est partout ou presque


Il est intéressant de remarquer que le mot "peuple" en tant que tel n'existe pas dans la langue anglaise, espagnole, portugaise, italienne, hébraïque allemande .... ni aucune autre en fait. Il est synonyme de "Gens" pour la plus part des langues. A en croire Google traduction, les deux seules exceptions sont l'arabe et l'espagnol.


Cependant en Espagnol Peuple si dit pueblo qui signifie aussi village et en arabe peuple se dit الشعب ou alshaeb qui signifie aussi les personnes.

A en croire Google Traduction. Le mot peuple est unique uniquement dans la langue française.

Le droit des gens à disposer d'eux-mêmes est-il la même droit que le droits des peuples à disposer d'eux-mêmes ?

Quand au therme Démos qui signifiait en grec ancien le peule ...



Alors c'est quoi ce mot si Français: 

Peuple = classe sociale ? 

Michel Onfray, 2015 « Le peuple c’est ce sur quoi s’exerce le pouvoir, donc le peuple c’est celui qui s’en prend la figure tous les jours, tous les jours, c’est celui qui va au boulot le matin."
Comment résister à s'interroger sur cette définition donnée par M. Onfray. Le peuple d'Israël est il constitué principalement par la population musulmane de Gaza, parce qui si c'est ceux qui en "prennent la figure tous les jours" ....
François Mitterrand, 1974 « Qu’est-ce que vous pouvez dire aux salariés qui vivent avec un Smic et qui ne tient plus comte de la capacité de l’augmentation constante des prix ? Il faut vraiment beaucoup de courage et de sens civique à notre peuple pour garder ce sang-froid, cette sérénité et finalement cette confiance. »


Le peuple c'est quoi ? C'est qui ?
 
Si c'est juste un sentiment d'appartenance, comment en parler pour les autres, le peuple est-il plu que des gens, un village, une commune ?

Le peuple viendrait du partage d'une expérience politique?

Une fois défini nous interrogeront la notion de peuple pour nous poser la question 

Le conseil de discipline


Le peuple un autre Zardoz ?

Ensuite la question : ce peuple, certes indéfini, à qu'elle(s) condition(s) pouvons nous en constituer un ?

dimanche 12 septembre 2021

25 septembre 2021 - l'Expérience Chamanique - Qui est l'animal qui est en nous et où est-il ?

 


Depuis quelques années, les voyages chamaniques sont devenus des voyages touristiques cotés. Est-ce le manque de nature, notre culture qui s'en détache trop ou trop vite ? Est-ce un goût pour les espaces délaissés qui redeviennent des espaces à découvrir ?

 Que ce soit par les voyages chamaniques organisés 


 

Ou encore en suivant les histoires de Corine 


Nous voulons voyager dans le monde d'en bas, rencontrer son animal totem avec un peu d' 

Ayahuasca

 ou pas. Que cherchons nous ? 

Après notre cérémonie, nous nous poserons les questions : 

                        Qui est l'animal qui est en nous  et où est-il ?

Et  pourquoi cette fascination et pourquoi cela nous apparait comme normal (si une personne nous déclarait vouloir rencontrer sa boite 'allumettes ou sa machine à laver totem, qu'en penserions nous ?) 

Ref :

France Culture : Sommes nous des animaux ?