Non ridere, sed intelligere ? « Ne pas rire, ne pas pleurer, ne pas détester, mais comprendre », écrivait Spinoza lorsqu’il expliquait comment il entendait étudier les actions humaines. Voilà qui pourrait mal commencer pour un atelier philosophique consacré… aux histoires drôles. D’autant que les philosophes ne semblent pas toujours entretenir avec le rire des rapports très simples. Selon une tradition rapportée à propos de Chrysippe de Soles, grand maître du stoïcisme, celui-ci serait mort de rire après avoir vu un âne manger ses figues. Il aurait demandé qu’on lui donne du vin pur pour faire passer le tout. Bergson, lui, affirme dans Le Rire qu’« il n’y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain ». Mais l’âne de Chrysippe ne le contredit finalement peut-être pas : si cet âne nous fait rire, c’est justement parce qu’on l’imagine mangeant et buvant comme l’un d’entre nous. Bon. Et si je soutenais malgré tout que le rire constitue une excellente porte d’entrée ver...
Depuis 2012, les Cafés Philosophiques animés avec des adultes ou des enfants son tracés sur ce blog. Vous trouverez ici, des actes, des analyses et des idées d'ateliers.