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samedi 23 septembre 2017

21 octobre 2017 - Agriculture ? Pourquoi rien ne change ?



L'agriculture (du latin agricultura, composé à partir de ager, champ et colere, cultiver) est un processus par lequel les êtres humains aménagent leurs écosystèmes et contrôlent le cycle biologique d'espèces domestiquées, dans le but de produire des aliments et d'autres ressources utiles à leurs sociétés.(Wiki)

Et si contrairement à ce que nous lisons partout l'agriculture ne changeait pas vraiment:
Aquaponie, robots, permaculture et si même le bio industriel vendu par les supermarchés, venu souvent de pays lointains n'étaient pas un changement effectif et si l'agriculture continuait à détruire la terre et l'homme?

Alors pourquoi l'agriculture ne change pas !



Le bio

L'agriculture aujourd'hui : Les Robots



La Permaculture



Aquaponie



jeudi 7 septembre 2017

23 septembre 2017 - Pourquoi la violence conjugale ?

- À l'époque de la Rome antique, par exemple, un mari avait droit de vie ou de mort sur son épouse, comme sur ses esclaves.
- OK ... Mais c'était il y à 2000 ans et justement en France par exemple il n'y a plus trop d'esclaves !


La violence, ses mécanismes, ses pièges tout est bien décrit dans le document d'étude par Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité d’Ile-de-France .... 
Mais nous au club ce qui nous anime c'est Pourquoi ! Pourquoi cette violence .....
Nous sommes ainsi les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles. Ce n’est donc pas une question de bestialité, de nature, et parce que ce n’est qu’une question de pensée, de culture, de construction mentale, nous pouvons penser que la lutte peut changer cet état de fait.


Pourquoi la violence faite aux femmes:


Alors que des hommes cèdent à leurs "pulsions irrépressibles et licites" selon Françoise Héritier, ce sont les femmes qui subissent la honte, la souillure et le déshonneur qui s'étend aux leurs. Quels sont les redoutables mécanismes de la violence faite aux femmes ?


Selon http://www.appel-arlon.net/telech/SSMG_01.pdf

C'est la conjugaison de certains facteurs individuels, familiaux et environnementaux qui augmente le risque d'exposition ou de recours aux violences. Il ne s'agit pas ici d'établir un lien causal direct entre ces facteurs et les violences, mais bien d'éveiller une vigilance lors de l'observation de ces facteurs.
Individuels :

  • Jeune âge (classe d’âge 20 à 25 ans 36)  
  • Consommation abusive d'alcool 
  • Troubles de la personnalité (perversion…) 
  • Grossesse 
  • Faible revenu 


Familiaux, environnementaux :

  • Séparation, conflit conjugal 
  • Chômage, perte d'emploi, échec au travail 
  • Antécédents de violences familiales vécues dans l'enfance 
  • Valeurs sociales propices aux violences 
  • Représentations traditionnelles quant aux rôles des deux sexes

Wikipédia:

Psychologie 

Des agresseurs 

Les recherches sur les profils psychologiques des agresseurs  montrent qu'ils sont associés à une exposition précoce à des modèles comportementaux violents, les agresseurs ayant tendance à reproduire la violence dont ils ont été les victimes ou les témoins entre leurs parents durant l'enfance Ensuite, le profil des agresseurs est associé à des traits de personnalité pathologiques dans les trois clusters . De façon intéressante, également, ces recherches montrent que le profil des femmes qui agressent diffère très peu du profil des hommes agresseurs. Ces résultats remettent en question le « paradigme des genres »  qui suppose une dissymétrie importante entre le profil des agresseurs masculins et le profil des agresseurs féminins.
Au-delà du simple diagnostic, certains traits et caractéristiques psychologiques des partenaires ou de la relation de couple se révèlent être des prédicteurs fiables de violence. Ainsi, des traits tels que la jalousie pathologique , l'absence d'empathie , la difficulté à régulariser l'expression de son agressivité ou un profil d'attachement insécurisant   sont fortement corrélées à une augmentation du risque de violence dans le couple. Il en va de même pour les modèles de communication défectueux entre les partenaires et, de façon plus générale, l'insatisfaction de couple.


Commentaires bien venus 

"Battre la femme était dans le but d'éduquer la femme"


John frappe Mary !

Une approche multifactorielle de la violence conjugaleParSteven Bélanger, psychologue,coordonnateur clinique

"Il est généralement reconnu que des facteurs socio-politiques reliés à la structure patriarcale de la société tels que le système de valeurs sociales et culturelles véhiculées dans les familles, dans les différentes institutions, dans les médias, de même que certaines croyances, préjugés et mythes qui soutiennent un degré appréciable d'acceptation sociale de la violence dans un contexte conjugal, jouent un rôle important dans l'existence et la perpétuation du phénomène de la violence conjugale. Par ailleurs, plusieurs recherches démontrent qu'une proportion considérable d'hommes ayant recours à la violence envers leur conjointe auraient euxmêmes vécu de la violence dans leur famille d'origine. Ils auraient été témoins de violence dans le couple parental ou été eux-mêmes victimes de violence de la part de l'un ou l'autre des parents, parfois des deux. ..."

Pourquoi la violence ?
 




Violences conjugales et attachement

Un commentaire d'un Interne en Psychiatrie 


« Chaque année, 216 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire intime » (Andro A. et Lesclingand M., Les mutilations sexuelles féminines, in Population & sociétés, n°438, INED, octobre 2007, Chiffres clés 2012, l’égalité entre les femmes et les hommes.)

Le phénomène des violences conjugales, et principalement des violences faites aux femmes, peut être abordé sous de nombreux prismes : social, historique, statistique, législatif, économique, philosophique, pour ne citer que ceux-là. L’objet de cette note sera d’aborder ce phénomène à l’aune d’une conception psychologique des relations humaines, la théorie de l’attachement.

Un phénomène, qu'il soit physique, institutionnel, social… peut être symbolisé comme un symptôme. Un symptôme n’est pas une maladie et ce n’est pas une étiologie. Un symptôme c’est la traduction visible, ressentie, d’un dysfonctionnement. Un symptôme peut avoir plusieurs causes. Un exemple concret : une douleur abdominale n’est pas toujours l’expression d’une appendicite. Parfois c’est le signe d’une gastro-entérite, parfois d’un cancer colorectal. Parfois encore, c'est un signe d’angoisse.

Le phénomène des violences conjugales est le symptôme d’un dysfonctionnement au sein d'un système. Ce système c'est le couple. On pourrait exprimer ces violences comme la traduction visible d’une maladie de la relation romantique. Sans que le symptôme, c’est à dire la violence, ne permette de préjuger à première vue de la maladie en cause. Ainsi, il est bon de définir le système dysfonctionnel : qu’est-ce qu’un couple ? Et de définir le symptôme : qu’est-ce que la violence ? Alors seulement, il est possible de réfléchir au chaînon manquant : quel est ce dysfonctionnement, cette maladie, (ou quelles sont-elles ?) qui agite le couple au point de produire le symptôme, le passage à l’acte hétéro-agressif ?


« Couple » peut se définir selon le Littré comme : « Lien pour attacher ensemble deux ou plusieurs choses pareilles » s’il est pris au féminin « une couple » (étymologiquement au féminin). « Un couple », en revanche, se définit comme : « Le mari et la femme, l'amant et l'amante, ou deux personnes vivant ensemble dans des relations d'amitié ou d'intérêt ». La première définition insiste sur l’origine étymologique du mot, comme le lien unissant deux personnes. L’extension s’est faite par métonymie pour désigner les objets de ce lien, ici les amoureux.

Ce qui caractérise le lien du couple est donc une relation « d’amitié ou d’intérêt ». Pour des facilités de démonstrations la relation amicale n’est pas en jeu dans cet exposé. Ceci étant dit, il est bien évident qu’une complicité amicale peut se retrouver au sein d’une relation romantique. Ainsi, on sépare artificiellement la relation amicale et la relation romantique. La relation romantique est donc caractérisé par un lien « d’intérêt ».  Ce terme a priori péjoratif prend pourtant bien tout son sens dans le cas présent : chaque personne au sein d’un couple possède des attentes et des besoins vis à vis de l’autre. Il arrive que ces besoins et ces attentes divergent, et que la communication s’en trouve compliquée, menant au conflit. Ce sera le point d’ancrage de la théorie de l’attachement pour expliquer les dissensions au sein du couple.

Sans se livrer ici à une analyse phénoménologique de la violence, il convient de fixer les termes de violence, d’agressivité et d’agression. « Violence » est définie dans le Littré par « qualité de ce qui agit avec force ». Une définition intéressante revient à Yves Michaud (1978), « il y a violence quand, dans une situation d’interaction, un ou plusieurs acteurs agissent de manière directe ou indirecte, en portant atteinte à un ou plusieurs autres, à des degrés variables, soit dans leur intégrité physique, soit dans leur intégrité morale, soit dans leurs possessions, soit dans leurs participations symboliques et culturelles ».Cette définition s’attache à la violence dans sa dimension relationnelle et du point de vue de la victime. Il est un point central à dénoter à ce stade : aucune des deux définitions ne s’appuie sur l’intentionnalité du sujet violent. Pour reprendre Sophie Barthélémy, « Lorsque le sujet a du mal à donner du sens à ce qu’il vit, la qualité de la relation à l’autre est touchée. La Violence fondamentale (Bergeret, 1984) peut alors être mise en acte ». La violence fondamentale c’est la force de vie, voire de survie, dans son expression défensive la plus archaïque, la moins sublimée, au décours d’un péril narcissique envahissant. La violence c’est le retour à « lui ou moi » pour l’existence. Cette notion sera reprise en abordant les conflits à l’aune de l’attachement.
« Agressivité » : résulte de la combinaison secondaire entre dynamismes violents normaux et dynamismes érotiques (Morasz, 2002) (comprendre ici : dynamisme de plaisir). On observe parfois une érotisation agressive de la violence fondamentale qui survient en réponse à une faiblesse narcissique préalable et qui entraîne de façon privilégiée le sujet vers des pulsions destructrices (plaisir de et dans la violence); citons les structures perverses, rares au demeurant. Si la violence ne présente aucune intention de nuire, l’agressivité, aux prises avec l’amour et la haine, concerne un objet nettement identifié et s’articule avec un relatif sentiment de satisfaction et parfois de la culpabilité. L’agressivité est donc davantage secondarisée et inscrite dans un certain degré d’intégration de l’ambivalence affective, contrairement à la violence qui est plus une réaction automatique destinée à diminuer une angoisse de destruction par l’autre.

A présent, comment comprendre la survenue d'un mouvement violent au sein du couple, à travers la théorie de l'attachement ?

L'attachement est une théorie des relations interpersonnelles, issue de l'éthologie animale et explorée secondairement dans le champ de la psychologie humaine.
Elle propose une hypothèse biopsychosociale selon laquelle le rôle premier de la figure d'attachement (mère, père, tuteur...) serait d'apaiser le sentiment d'angoisse de l'enfant en le protégeant, permettant ensuite à ce dernier d'explorer son environnement, de manière apaisée.
Ainsi, schématiquement, lorsque le bébé est en danger (menace d'une séparation avec la FA = danger face a d'éventuels prédateurs), la FA va apaiser le bébé (carrying, contact peau a peau, réponses verbales et non verbales). Une fois que le bébé est apaisé il peut retourner explorer son environnement (jouer, se construire...).
Cette étape se fait essentiellement de la naissance à 5 ans. Elle va inscrire dans le cerveau du bébé un modèle d'interaction entre lui et le mode sur des variables que sont : la confiance en l'autre (pour être disponible en cas de besoin) et l'estime de soi (être digne d’être aimé). Ces représentations se fondent donc sur un ensemble d'expériences précoces, interagissant avec un bébé au code génétique unique et donc aux besoins singuliers.

Plus tard, ces représentations conditionnent notre rapport au monde et au aux autres en terme : d'attentes, de besoins, de lecture émotionnelle des situations, de pattern relationnels... C'est à dire qu'elles définissent qui nous sommes dans des aspects très diffus de notre personnalité.

Lorsque la FA s'est montré suffisamment disponible, rassurante, et que le bébé a réussi à se satisfaire en terme affectif et anxiolytique, il est capable de développer un attachement dit "sécure": "les autres sont fiables et je n'ai pas de raison de m'inquiéter car je vaux suffisamment pour intéresser les autres". Cela les rends flexibles dans leurs relations, aptes à entendre leurs besoins, les communiquer tout en s'adaptant aux attentes et besoins de leurs interlocuteurs. Cela représente 40% de la population.

Néanmoins, il arrive que les représentations marquantes soient plus négatives. Des relations difficiles, des événements de vies, un environnement délétère, a cheval sur une susceptibilité génétique, favorisent un attachement dit "insécure".
On retrouve classiquement 2 types d'attachements insécures : les anxieux-ambivalents et les évitants.
Les premiers se caractérisent par des patterns de dépendance affective, de crainte du rejet continue, de quête de proximité émotionnelle. En cas de menace de séparation, ils réagissent en "hyperactivation". C'est à dire qu'il mobilise la FA par des plaintes intenses et répétées. Ils peuvent devenir agressif, s'impatienter, pour obtenir l'attention souhaiter. Pour eux, la confiance en l'autre comme source d'apaisement est démesurée mais la certitude concernant leur disponibilité est altérée. Leur estime d'eux même les amène a douter de leur valeur et donc de leur attrait aux yeux de la FA. Ils sont si préoccupés par leurs besoins qu'ils ne peuvent pas faire de place à ceux de l'autre. Ils représentent 20% de la population.
Le deuxième groupe, les évitants, se présentent comme des personnes indépendantes, limitant l'accès à leurs émotions et le rapprochement trop intime. Ils craignent une perte de leur autonomie s'ils se laissent aller à une relation de dépendance affective.
En cas de menace de séparation avec la figure d'attachement, ils fuient. Ils ont appris que l'autre (le modèle de l'autre) n'est pas fiable. Ils apprennent a ne compter que sur eux. En trompe l'oeil, une bonne estime d'eux même leur permet d'évoluer en cavalier seul, sans chercher de soutien lors des difficultés. En réalité, la crainte de vivre l'abandon est inacceptable et ils inhibent toutes les émotions en lien. Ils négligent leurs besoins et leurs attentes en terme d'attachement et ne peuvent se confronter aux besoins de l'autre dans une relation intime, car cela les amènerait a se mettre en danger. Ils représentent environ 20% de la population.
Une dernière population (1%), représente l'attachement désorganisé. Une forme très insécure d'attachement oscillant entre les deux premières avec une altération massive de l'estime de soi et de la confiance en les autres.

Au sein des relations amoureuses, Mikulincer et Shaver, ont démontré que les comportements d'attachement étaient réactivés. Le partenaire romantique représente une FA de substitution. Ces relations sont l'occasion de revivre les expériences d'attachement précoces et entrainent donc une réactualisation de certaines difficultés antérieures.

Qu'en est-il donc, du lien entre insécurité d'attachement et violences conjugales ?

Une littérature abondante suggère une imputabilité des attachements les plus insécures (notamment désorganisés) dans les violences conjugales.

Une étude s'est intéressée aux "mismatch" des insécurités d'attachement favorisant les violences dans les couples femme anxieuse-ambivalente et homme évitant. Une autre suggère qu'il s'agit d'une inadéquation entre les besoins respectifs de distance et de proximité.

Les attachements désorganisés étant le fruit d'histoires de vie souvent chaotiques, marquées par de la maltraitance (physique, psychologique, sexuelle) ou de la négligence, la tendance à perpétrer des actes violent s'étend au-delà du trouble de l'attachement, et ne sont pas l'objet de cette note. En effet, la co-morbidité commune avec d'autres troubles de la personnalité nécessiterait une lecture approfondie à part entière. Leur importance statistique est néanmoins majeure, et cette population du fait des co-morbidités psychiatriques plus sévères est responsable des passage a l'acte les plus sévères et récurrents.

Ce que l'on va illustrer ici, c'est le basculement dans la violence qui peut survenir en l'absence de pathologie psychiatrie (les troubles de l'attachement étant considérés comme des facteurs de risque mais pas des pathologies, à l'inverse des troubles de la personnalité, plus marqués).

Une vignette clinique illustratrice est celle concernant le couple de l'homme évitant et la femme anxieuse-ambivalente (statistiquement majoritaire). On retrouve régulièrement des récits de femme rapportant une altercation avec leur époux ayant provoqué des passages à l'acte hétéro-agressif de ce dernier. Elles rapportent qu’elles ne comprennent pas, que leur partenaire est d'habitude quelqu'un de calme. L'homme est souvent dans une culpabilité immédiate, mais la scène peut être amenée à se reproduire.

Quelle lecture la théorie de l'attachement nous offre-t-elle ?

Ces situations sont souvent imputables à des conflits interpersonnels qui animent le couple, au sein desquels l'asymétrie entre les besoins (notamment de proximité et de distance) de chaque protagoniste se trouve à son paroxysme.
Alors que l'anxieux-ambivalent dans un sentiment de menace de rupture réelle ou symbolique (rupture réactivant des angoisses très archaïques de perte de protection et de danger de mort)  a appris à hyperactiver sa demande pour parvenir à une proximité rassurante, l'évitant, lui, a besoin de se protéger en éteignant toute information relative à la rupture (et les émotions inhérentes) et à fuir.

Dans une situation d'impasse au sein de la discussion, ces deux besoins, très archaïques, échappent au contrôle méta-cognitif (c'est à dire a la contextualisation de la situation et la relecture des émotions de soi et de l'autre) et entraînent des réactions de survivance. Les mots n'existent plus et les gestes prennent le relais. L'un comme l'autre, peuvent se montrer violent, dans une logique de soulager l'angoisse qui les anime (sous couvert d'un vécu de colère).
On retrouve alors des débordements pulsionnels ayant pour but non pas la violence-plaisir mais la violence-protection.

On perçoit alors qu'il est crucial sur le plan thérapeutique d'apprendre aux membres du couple a revisiter leur représentations, en lien avec le passé, afin de pouvoir modifier leur régulation émotionnelle (hyper-activation vs suppression) et enfin de pouvoir revoir leurs modalités de communications.

En conclusion, la violence est un symptôme au sein d'un système qu'est le couple. Cette violence qui doit toujours alerter, ne doit pas faire oublier l'analyse des mécanismes qui la sous-tendent : Quelle maladie habite le couple ? Ces quelques lignes ont pour but d'attirer l'attention sur une dimension bilatérale, interactionnelle, de la violence conjugale. Elles ne résument pas les violences faites aux femmes au sein du couple; elles tendent à décentrer l'attention de l'agressivité pathologique d'un des membres, vers une vision plus intégrative du contexte relationnel et du rôle de la violence-protection et non de violence-destruction au sens de l'intentionnalité (inconsciente et impulsive).


Lorsque les mots ne suffisent plus

Miga EM, et al. Attach Hum Dev. 2010
Marcus RF. Violence Vict. 2012
Schneider C, et al. J Marital Fam Ther. 2014
West M, et al. Attach Hum Dev. 1999.
McClellan AC, et al. J Nurs Scholarsh. 2000.

Doumas DM, et al. J Interpers Violence. 2008.




jeudi 17 août 2017

Forum Association Noé 2017

Le club discussion n'est pas à proprement parler une association loi 1901.  Mais il sera présent au forum des Associations de Noé le samedi 6 septembre 2017.
Venez nous rencontrer !

mardi 30 mai 2017

17 juin 2017 - Biais cognitifs, peut on les éviter?

Le club de juin est pour nous une nouvelle expérience. Nus allons tous lire le même livre et en débattre.
Le livre qui nous sert de référence au débat. Une version pdf est disponible chez Eyrolles.


En anglais ......


On peut aussi lire et écouter .....



Est il possible de ne plus se tromper. Comment faire pour être sûr de ses choix ?

Le plus souvent nous avons des sentiments, des sensations ou ce que notre auteur appelle des "tunnels cognitifs" qui brouillent notre esprit. C'est tunnels cognitifs sont créés par des biais cognitifs.


   

Les choix sont complexes et déterminés par une multitude de critères qui vont nous pousser à choisir de façon assez vagues par l'utilisation d'heuristiques ?
Une heuristique de jugement désigne une opération mentale, rapide et intuitive. Mais qui va trop vite .....

Alors comment marche la construction de nos opinions?
Si nous avions tous la même logique et les mêmes informations de départ ne devrions nous pas avoir les mêmes opinions?

Quelques biais :

Ad Populum : Tout le monde le pense donc c'est vrai.
Google nous propose les mots les plus tapés à la suite de notre début de recherche

Achetez le, tout le monde l'achète


Le biais de confirmation, également dénommé biais de confirmation d'hypothèse, désigne le biais cognitif qui consiste à privilégier les informations confirmant ses idées préconçues ou ses hypothèses



D'autre biais :


et des biais il y en plein ...... 

  • Effet d'ambiguïté (en) — tendance à éviter les options pour lesquelles on manque d'information
  • Ancrage mental — influence laissée par la première impression
  • Préjugé — jugement pré-établi envers une personne ou tout un groupe en raison de son appartenance à une population particulière
  • Biais d'attribution (Attribution causale) — façon d'attribuer la responsabilité d'une situation à soi ou aux autres
  • Biais d'autocomplaisance — se croire à l'origine de ses réussites mais pas de ses échecs
  • Biais de statu quo — la nouveauté est vue comme apportant plus de risques que d'avantages possibles et amène une résistance au changement
  • Biais d'immunité à l'erreur — ne pas voir ses propres erreurs
  • Biais égocentrique — se juger sous un meilleur jour qu'en réalité
  • Biais rétrospectif ou l'effet « je le savais depuis le début » — tendance à juger a posteriori qu'un événement était prévisible
  • Effet de halo — une perception sélective d'informations allant dans le sens d'une première impression que l'on cherche à confirmer
  • Effet de simple exposition — avoir préalablement été exposé à quelqu'un ou à une situation le/la rend plus positive
  • Effet râteau — exagérer la régularité du hasard
  • Effet Dunning-Kruger — les moins compétents dans un domaine surestiment leur compétence, alors que les plus compétents ont tendance à sous-estimer leur compétence
  • Erreur fondamentale d'attribution (ou biais d'internalité) — accorder plus d'importance aux facteurs internes à l'orateur (intentions, émotions) qu'à son discours ou à ses actes (faits tangibles). Couramment utilisé pour décrédibiliser les éléments rationnels par des éléments émotionnels, qui sont en pratique souvent imaginés et attribués sans preuve à l'orateur puisque ses émotions internes sont difficilement discernables a priori.
  • Illusion de savoir — dans situation en apparence identique à une situation commune, réagir de manière habituelle, sans éprouver le besoin de rechercher les informations complémentaires qui auraient mis en évidence une différence par rapport à la situation habituelle. Il peut ainsi faire état d'une mauvaise croyance face à la réalité.
  • Effet retour de flamme (en) — croyance initiale renforcée en face de preuves pourtant contradictoires.
Les autres biais ..... https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif#Liste_de_biais_cognitifs

On en parle !

jeudi 4 mai 2017

20 mai 2017- La dualité des sexes devant la loi est-elle une réelle nécessité ?


Pourquoi déclarer son sexe ou son genre ailleurs que dans un cabinet médical ?


Depuis sa naissance, Gaëtan, « affublé » d’un prénom masculin, « car sa mère voulait un garçon », vit « avec un état civil qui n’est pas le sien », quand « le seul objectif juridique et social » de cette procédure est pourtant de « refléter l’identité réelle » d’une personne, avait-il alors regretté.
La « dualité sexuelle, bien que ne faisant pas l’objet d’une définition légale spécifique, fait bien l’objet d’une prise en compte juridique généralisée », avait rétorqué l’avocat général Philippe Ingall-Montagnier, tout en demandant le rejet du pourvoi.
Plusieurs pays dont l’Allemagne (2013), le premier en Europe, l’Australie (2014), ainsi que le Népal ont reconnu un troisième sexe ou genre, encore appelé sexe neutre ou intersexualité.

Avec la déclaration  suivante de la cour de cassation refusant le sexe neutre : "« La dualité des énonciations relatives au sexe dans les actes de l’état civil poursuit un but légitime en ce qu’elle est nécessaire à l’organisation sociale et juridique », ce débat nous semble devoir être relancé. Mais sur une autre piste celle du droit à s'exclure d'une dualité (Male ou femelle) dont le sens peine à être justifié.  En quoi être homme ou femme ou de sexe non déterminé change-t-il notre statu de citoyen ? Vous trouverez l'ensemble de l'acte ici:  https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/premiere_chambre_civile_568/531_4_36665.html

La question du club sera directe : "La dualité des sexes devant la loi est-elle une réelle nécessité ?"



- Une loi qui fait fît de la réalité (le plaignant est réellement de sexe indéterminé) est-elle légitime ?
- La classification légale hommes/femmes peut-elle encore être justifiée n'et-elle pas la marque d'un désir de justifier une structure patriarcale dépassé?

Un excellent article du huffintonpost déclare :
"Cette volonté de lier nos origines à un dimorphisme sexuel organique atteste d'un malaise face aux questions concernant l'altérité. Bien que toute naissance requière à l'évidence le brassage génétique des deux sexes (mâle et femelle), cela veut-il nécessairement dire qu'il n'en existe que deux? La différence sexuelle se fonde sur le principe de fécondité, mais peut-on nier que la procréation ne soit pas le seul mobile de nos relations sexuelles? Je crois qu'il nous faut repenser l'interaction compliquée du sexe et du genre par rapport à l'intersexualité pour mieux comprendre que lorsque l'on essaye de faire rentrer les êtres dans des moules sexués, certains sont laissés à la marge."


En 2001, la loi relative à la lutte contre les discriminations définit celle-ci comme une distinction à l'encontre d'un individu en fonction d'une liste de 17 critères. Parmi ces critères sont cités l'orientation sexuelle et le sexe.  Dés lors la simple évocation du sexe dans la loi n'est-elle pas illégale ?

Transparent : Une série sur les troubles du genre et des orientations sexuelles

A l'heure ou la loi permet le changement de sexe, ou le genre auto-ressenti, le genre perçu et le sexe sont des notions qui ne sont plus toujours ni accordées ni claires, pourquoi vouloir nous étiqueter ?

La dualité des sexes devant la loi est-elle une réelle nécessité ? 


lundi 10 avril 2017

La recette du bonheur est-elle sur marmitton ? Epicure et la lettre à Ménécée

Le gars a travaillé toute sa vie sur comment être heureux ... alors i il laisse en testament, un truc, une recette et c'est celle du bonheur.


Epicure

https://vimeo.com/91833799 et la suite ......
http://www.philolog.fr/lettre-a-menecee-epicure-explication/print/#comments_controls




Il écrit à son copain, sorte de fils spirituel : "Ménécée". Il lui écrit  une lettre ou il lui explique
On est un peu avant -270 av J.C.

En gros la recette est très simple. Un médicament à prendre tous les jours avec 4 ingrédients. Le Tétrapharmacos.

Les ingredients sont ceux-là :
  • Les dieux ne sont pas à craindre
  • La mort n'est pas à craindre
  • On peut atteindre le bonheur
  • On peut supprimer la douleur


 La question est la suivante : Quid de la recette .... elle marche ou pas ? Aujourd'hui la recette peut elle être la même ? 


Voici la lettre :
Lettre à Ménécée
(Usener, p. 59-66.)
Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme. Or celui qui dit que l’heure de philosopher n’est pas encore arrivée ou est passée pour lui, ressemble à un homme qui dirait que l’heure d’être heureux n’est pas encore venue pour lui ou qu’elle n’est plus. Le jeune homme et le vieillard doivent donc philosopher l’un et l’autre, celui-ci pour rajeunir au contact du bien, en se remémorant les jours agréables du passé ; celui-là afin d’être, quoique jeune, tranquille comme un ancien en face de l’avenir. Par conséquent il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu’il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l’avoir.
Attache-toi donc aux enseignements que je n’ai cessé de te donner et que je vais te répéter ; mets-les en pratique et médite-les, convaincu que ce sont là les principes nécessaires pour bien vivre. Commence par te persuader qu’un dieu est un animal immortel et bienheureux, te conformant en cela à l’anticipation du dieu qui est gravée en toi. N’attribue jamais à un dieu rien qui soit en opposition avec l’immortalité ni en désaccord avec la béatitude ; mais regarde-le toujours comme possédant tout ce que tu trouveras capable d’assurer son immortalité et sa béatitude. Car les dieux existent, attendu que nous connaissons leur existence par une intuition évidente. Mais, quant à leur nature, ils ne sont pas tels que la foule le croit. Et celui-là n’est pas impie qui nie les dieux de la foule, c’est celui qui attribue aux dieux ce que leur prêtent les opinions de la foule. Car les affirmations de la foule sur les dieux ne sont pas des anticipations, mais bien des présomptions fausses. Et ces imaginations fausses font que les dieux sont pour les méchants la source des plus grands maux comme, d’autre part, les opinions vraies sur les dieux font que les dieux sont pour les bons la source des plus grands biens. Mais la multitude, incapable de se déprendre de ce qui est chez elle et à ses yeux le propre de la vertu, n’accepte que des dieux conformes à cet idéal et regarde comme absurde tout ce qui s’en écarte.
Prends l’habitude de penser que la mort n’est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n’est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d’une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l’immortalité. (125) Car il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a vraiment compris que hors de la vie il n’y a rien de redoutable. On prononce donc de vaines paroles quand on soutient que la mort est à craindre, non pas parce qu’elle sera douloureuse étant réalisée, mais parce qu’il est douloureux de l’attendre. Ce serait en effet une crainte vaine et sans objet que celle qui serait produite par l’attente d’une chose qui ne cause aucun trouble par sa présence.
Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d’horreur, la mort, n’est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n’est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc la mort n’existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu’elle n’a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus. Mais la multitude tantôt fuit la mort comme le pire des maux, tantôt l’appelle comme le terme des maux de la vie. (126) Le sage, au contraire, ne fait pas fi de la vie et il n’a pas peur non plus de ne plus vivre : car la vie ne lui est pas à charge, et il n’estime pas non plus qu’il y ait le moindre mal à ne plus vivre. De même que ce n’est pas toujours la nourriture la plus abondante que nous préférons, mais parfois la plus agréable, pareillement ce n’est pas toujours la plus longue durée qu’on veut recueillir, mais la plus agréable. Quant à ceux qui conseillent aux jeunes gens de bien vivre et aux vieillards de bien finir, leur conseil est dépourvu de sens, non seulement parce que la vie a du bon même pour le vieillard, mais parce que le soin de bien vivre et celui de bien mourir ne font qu’un. On fait pis encore quand on dit qu’il est bien de ne pas naître, ou, « une fois né, de franchir au plus vite les portes de l’Hadès ».(127) Car si l’homme qui tient ce langage est convaincu, comment ne sort-il pas de la vie ? C’est là en effet une chose qui est toujours à sa portée, s’il veut sa mort d’une volonté ferme. Que si cet homme plaisante, il montre de la légèreté en un sujet qui n’en comporte pas. Rappelle-toi que l’avenir n’est ni à nous ni pourtant tout à fait hors de nos prises, de telle sorte que nous ne devons ni compter sur lui comme s’il devait sûrement arriver, ni nous interdire toute espérance, comme s’il était sûr qu’il dût ne pas être.
Il faut se rendre compte que parmi nos désirs les uns sont naturels, les autres vains, et que, parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires et les autres naturels seulement. Parmi les désirs nécessaires, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquillité du corps, les autres pour la vie même. Et en effet une théorie non erronée des désirs doit rapporter tout choix et toute aversion à la santé du corps et à l’ataraxie de l’âme, puisque c’est là la perfection même de la vie heureuse. (128) Car nous faisons tout afin d’éviter la douleur physique et le trouble de l’âme. Lorsqu’une fois nous y avons réussi, toute l’agitation de l’âme tombe, l’être vivant n’ayant plus à s’acheminer vers quelque chose qui lui manque, ni à chercher autre chose pour parfaire le bien-être de l’âme et celui du corps. Nous n’avons en effet besoin du plaisir que quand, par suite de son absence, nous éprouvons de la douleur ; et quand nous n’éprouvons pas de douleur nous n’avons plus besoin du plaisir. C’est pourquoi nous disons que le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse. (129) En effet, d’une part, le plaisir est reconnu par nous comme le bien primitif et conforme à notre nature, et c’est de lui que nous partons pour déterminer ce qu’il faut choisir et ce qu’il faut éviter ; d’autre part, c’est toujours à lui que nous aboutissons, puisque ce sont nos affections qui nous servent de règle pour mesurer et apprécier tout bien quelconque si complexe qu’il soit. Mais, précisément parce que le plaisir est le bien primitif et conforme à notre nature, nous ne recherchons pas tout plaisir, et il y a des cas où nous passons par-dessus beaucoup de plaisirs, savoir lorsqu’ils doivent avoir pour suite des peines qui les surpassent ; et, d’autre part, il y a des douleurs que nous estimons valoir mieux que des plaisirs, savoir lorsque, après avoir longtemps supporté les douleurs, il doit résulter de là pour nous un plaisir qui les surpasse. Tout plaisir, pris en lui-même et dans sa nature propre, est donc un bien, et cependant tout plaisir n’est pas à rechercher ; pareillement, toute douleur est un mal, et pourtant toute douleur ne doit pas être évitée. (130) En tout cas, chaque plaisir et chaque douleur doivent être appréciés par une comparaison des avantages et des inconvénients à attendre. Car le plaisir est toujours le bien, et la douleur le mal ; seulement il y a des cas où nous traitons le bien comme un mal, et le mal, à son tour, comme un bien. C’est un grand bien à notre avis que de se suffire à soi-même, non qu’il faille toujours vivre de peu, mais afin que si l’abondance nous manque, nous sachions nous contenter du peu que nous aurons, bien persuadés que ceux-là jouissent le plus vivement de l’opulence qui ont le moins besoin d’elle, et que tout ce qui est naturel est aisé à se procurer, tandis que ce qui ne répond pas à un désir naturel est malaisé à se procurer. En effet, des mets simples donnent un plaisir égal à celui d’un régime somptueux si toute la douleur causée par le besoin est supprimée, (131) et, d’autre part, du pain d’orge et de l’eau procurent le plus vif plaisir à celui qui les porte à sa bouche après en avoir senti la privation. L’habitude d’une nourriture simple et non pas celle d’une nourriture luxueuse, convient donc pour donner la pleine santé, pour laisser à l’homme toute liberté de se consacrer aux devoirs nécessaires de la vie, pour nous disposer à mieux goûter les repas luxueux, lorsque nous les faisons après des intervalles de vie frugale, enfin pour nous mettre en état de ne pas craindre la mauvaise fortune. Quand donc nous disons que le plaisir est le but de la vie, nous ne parlons pas des plaisirs des voluptueux inquiets, ni de ceux qui consistent dans les jouissances déréglées, ainsi que l’écrivent des gens qui ignorent notre doctrine, ou qui la combattent et la prennent dans un mauvais sens. Le plaisir dont nous parlons est celui qui consiste, pour le corps, à ne pas souffrir et, pour l’âme, à être sans trouble. (132) Car ce n’est pas une suite ininterrompue de jours passés à boire et à manger, ce n’est pas la jouissance des jeunes garçons et des femmes, ce n’est pas la saveur des poissons et des autres mets que porte une table somptueuse, ce n’est pas tout cela qui engendre la vie heureuse, mais c’est le raisonnement vigilant, capable de trouver en toute circonstance les motifs de ce qu’il faut choisir et de ce qu’il faut éviter, et de rejeter les vaines opinions d’où provient le plus grand trouble des âmes. Or, le principe de tout cela et par conséquent le plus grand des biens, c’est la prudence. Il faut donc la mettre au-dessus de la philosophie même, puisqu’elle est faite pour être la source de toutes les vertus, en nous enseignant qu’il n’y a pas moyen de vivre agréablement si l’on ne vit pas avec prudence, honnêteté et justice, et qu’il est impossible de vivre avec prudence, honnêteté et justice si l’on ne vit pas agréablement. Les vertus en effet, ne sont que des suites naturelles et nécessaires de la vie agréable et, à son tour, la vie agréable ne saurait se réaliser en elle-même et à part des vertus.
(133) Et maintenant y a-t-il quelqu’un que tu mettes au-dessus du sage ? Il s’est fait sur les dieux des opinions pieuses ; il est constamment sans crainte en face de la mort ; il a su comprendre quel est le but de la nature ; il s’est rendu compte que ce souverain bien est facile à atteindre et à réaliser dans son intégrité, qu’en revanche le mal le plus extrême est étroitement limité quant à la durée ou quant à l’intensité ; il se moque du destin, dont certains font le maître absolu des choses. Il dit d’ailleurs que, parmi les événements, les uns relèvent de la nécessité, d’autres de la fortune, les autres enfin de notre propre pouvoir, attendu que la nécessité n’est pas susceptible qu’on lui impute une responsabilité, que la fortune est quelque chose d’instable, tandis que notre pouvoir propre, soustrait à toute domination étrangère, est proprement ce à quoi s’adressent le blâme et son contraire.(134) Et certes mieux vaudrait s’incliner devant toutes les opinions mythiques sur les dieux que de se faire les esclaves du destin des physiciens, car la mythologie nous promet que les dieux se laisseront fléchir par les honneurs qui leur seront rendus, tandis que le destin, dans son cours nécessaire, est inflexible ; il n’admet pas, avec la foule, que la fortune soit une divinité – car un dieu ne fait jamais d’actes sans règles –, ni qu’elle soit une cause inefficace : il ne croit pas, en effet, que la fortune distribue aux hommes le bien et le mal, suffisant ainsi à faire leur bonheur et leur malheur, il croit seulement qu’elle leur fournit l’occasion et les éléments de grands biens et de grands maux ; (135) enfin il pense qu’il vaut mieux échouer par mauvaise fortune, après avoir bien raisonné, que réussir par heureuse fortune, après avoir mal raisonné – ce qui peut nous arriver de plus heureux dans nos actions étant d’obtenir le succès par le concours de la fortune lorsque nous avons agi en vertu de jugements sains.
Médite donc tous ces enseignements et tous ceux qui s’y rattachent, médite-les jour et nuit, à part toi et aussi en commun avec ton semblable. Si tu le fais, jamais tu n’éprouveras le moindre trouble en songe ou éveillé, et tu vivras comme un dieu parmi les hommes. Car un homme qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel.


dimanche 12 mars 2017

25 mars - le paranormal


La science face au paranormal ....

Pas facile de savoir ou commence science et non science ....
  • A la fin du 19ième siècle, les phénomènes paranormaux étaient couramment étudiés et débattus par les scientifiques les plus renommés (l’astronome Camille Flammarion, les physiciens William Crook et Oliver Lodge, les prix Nobel Charles Richet, Pierre et Marie Curie,...). Les débats étaient intenses et de haut niveau. Leurs travaux étaient généralement publiés dans des journaux prestigieux. Ce champ d’étude était appelé " métapsychique ".
  • Aujourd’hui, les questions qu’ils avaient soulevées sont complètement ignorées par la communauté scientifique. Ses représentants prétendent que le débat est clos et le considèrent démodé et ridicule. C’est devenu une sorte de "tabou", "un des plus puissants interdits des temps modernes".

Selon Bertrand Méheust, le débat n’a jamais été soldé. Cette attitude a conduit à une prolifération de littérature et de programmes bon marché, dont le niveau n’a rien à voir avec celui qu’il était un siècle plus tôt. En fait, cette situation avait été prédite par les théoriciens qui ont étudié le somnambulisme magnétique "en effet, ils pensaient que si l’on refusait d’intégrer dans la pensée rationnelle haut de gamme les faits étranges du somnambulisme magnétique [..] on risquait de provoquer un retour de la superstition, de voir revenir les anges et les esprits, et d’aller ainsi au-devant d’une situation incontrôlable.". C’est exactement ce qui s’est produit.
  • En résumé, l’idée de B. Méheust consiste à dire que l’étude du paranormal est totalement ignorée et rejetée (du moins en France), et que ce phénomène est responsable de l’accablante prolifération des croyances irrationnelles.

vendredi 17 février 2017

25 Février - Pub or not Pub, là est la question ?



Au départ il y eu EDWARD BERNAYS et Propaganda : 


Jean Du jardin dans 99 Francs, Il joue un publicitaire et déclare :
"Jamais crétin irresponsable n'a été aussi puissant que moi."



La Pub dans la rue, la TV, nos boites aux lettres, Internet, au cinéma, dans la presse, à l’école ….

Directement la pub injecté dans votre cerveau! 

La Pub nous pousse à surconsommer mais elle est aussi un support à la connaissance de nouvelles technologies, de produits culturels.
Cette affichette, c’est de la PUB !
Alors PUB or Not PUB ?




"La publicité est dangereuse. Elle est pleine de supercheries habilement camouflées, et sa force de persuasion est si grande que ces effets sont mal perçus du public, même quand il en est victime. Il convient de la dénoncer comme elle le mérite.

Sommes-nous libres face à la publicité ?


Troubles sociétaux : La publicité insiste sur les qualités d’un produit sans en souligner les défauts. Son but est simplement de capter l’attention d’un public visé pour l’inciter à adopter un comportement souhaité (et pas nécessairement souhaitable). Par exemple, qui tient compte du coût de fonctionnement d’un 4×4 en matière d’environnement par rapport à une petite berline ?
Il est difficile de différencier les désirs des besoins. La publicité nous pousse à acheter sans que l’on ait à réfléchir de la nécessité d’un produit quelconque.  Toutes les marques que l’on porte sur nos vêtements font du corps un objet de promotion. Toute personne portant des marques aide à véhiculer l’idée que consommer une grande quantité de produits est nécessaire. La publicité ne rapporte ce que les gens ont envie d’entendre. La publicité dégrade les paysages. Il n’y a plus beaucoup de villes qui sont à l’abri de grands panneaux publicitaires. La publicité favorise les inégalités en ce sens que la possession d’une paire de chaussure de marque ne devrait pas être une référence. Puis, de toute évidence, la publicité pousse les gens à surconsommer. 



Bon et si pour finir et si vous voulez avoir la trouille :



samedi 14 janvier 2017

21 janvier 2017 - Et si on en parlait ?

*





Il est des sujets que l'on ne peut évoquer simplement et l'on commence toujours par se poser la question de leur pertinence. 
En France, Avec entre 10000 et 12000 victimes par an soit près de 4 fois plus que le nombre de décès sur la route, ce n'est pas la rareté de l’événement qui en fait un sujet dérisoire. Pourquoi dont alors se poser la question de cette pertinence. Le suicide est-il tabou d'en parler? ....

C'est assurément un sujet grave et difficile, qui ne manque pas de nous effrayer et dont nous allons pourtant  parler : 

Le suicide



Wijipédia nous raconte que : "Chaque année, plus d'un million d'individus se suicident. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le suicide est la treizième cause de mortalité la plus fréquente dans le monde et le National Safety Council le classe sixième des causes les plus fréquentes aux États-Unis. Le suicide est la cause principale de mortalité chez les adolescents et adultes âgés de moins de 35 ans. La prévalence du suicide est trois à quatre fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes. Les tentatives échouées de suicide dans le monde sont estimées entre 10 et 20 millions chaque année."

Alors le suicide c'est quoi :  un acte irresponsable? un acte désespéré ? un crime ? une maladie ? l'expression d'une liberté totale ? le début de la philosophie ? le seul acte conscient dans une société absurde ?  Une erreur ? Le propre de l'homme ? .....




Le suicide est-il le début de la philosophie?


Peut on et doit on vivre raisonnablement dans un monde absurde?


Hégésias de Cyrène pensait que, le bonheur étant chose impossible, et le corps étant accablé de malheurs, la mort était préférable à la vie. Surnommé « Celui qui pousse à la mort », il a été exilé, son école fermée, et ses livres bannis par le roi Ptolémée III.
Socrate pensait que la croyance que l’on va rejoindre les dieux et certains morts rend injuste la révolte contre la mort. Il ne s’est pourtant pas suicidé, il a seulement refusé de fuir la mort pour rester un philosophe digne qui assume ses actes.
Platon le disciple de Socrate aurait détallé, pour empêcher les athéniens de commettre un second meurtre ignominieux. Il invitait à se libérer de notre corps de mort pour accéder à la vie intelligible, pas jamais par le suicide, c’est par l’ascèse philosophique. Il serait bien de donner un coup d’œil dans ses Dialogues. Ses textes frisent parfois la contradiction. Il traite du suicide dans Le Phédon. Platon affirme qu’ « il n’y a que les insensés qui se réjouissent de la mort ! Les humains sont assignés à résidence et nul n’a le droit de s’affranchir de ces liens pour s’évader. Les dieux sont nos gardiens et nous sommes le troupeau. Il ne faut donc pas se donner la mort, avant qu’un dieu ne nous envoie un signe ».
Nietzsche est une grande figure de la philosophie du suicide. « La pensée du suicide est une puissante consolation : elle nous aide à passer maintes mauvaises nuits. » (Par delà bien et mal). « Il y a un droit en vertu duquel nous pouvons ôter la vie à un homme, mais aucun qui permette de lui ôter la mort : c’est cruauté pure et simple. » (Humain, trop humain). « Abstraction faite des exigences qu’imposent la religion, il sera bien permis de se demander : pourquoi le fait d’attendre sa lente décrépitude jusqu’à la décomposition serait-il plus glorieux, pour un homme vieilli qui sent ses forces diminuer, que de se fixer lui-même un terme en pleine conscience ? Le suicide est dans ce cas un acte qui se présente tout naturellement et qui, étant une victoire de la raison, devrait en toute équité mériter le respect… (Humain, trop humain). Retenons que Nietzsche non plus ne s’est pas suicidé. Il aurait détraqué avant d’être témoin de sa lente décrépitude.
Albert Camus est un philosophe du suicide. Il en parle dans Le mythe de Sisyphe. Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux, aimait-il affirmer, c’est le suicide. Le suicide est une solution à l’absurde. Mais Camus ne s’est pas suicidé malgré la conscience aiguë qu’il avait de l’absurdité de l’existence et du non sens de nos recherches.
Emile Cioran est aussi un penseur pessimiste, héritier impénitent de Nietzsche et d’Arthur Schopenhauer. Dans « De l’inconvénient d’être né », Cioran montrait que la vie est une farce, une sorte de maladie dont le ridicule est à son comble. Sa position reste toutefois ambiguë. « Je passe mon temps à conseiller le suicide par écrit et à le déconseiller par la parole. C’est que dans le premier cas il s’agit d’une issue philosophique ; dans le second, d’un être, d’une voix, d’une plainte… »
Ce tour d’horizon non démocratique de la question du suicide ne nous montre que des avis favorables au suicide. Celui qui pense que l’un ou l’autre de ces philosophes a raison, peut retenir ou apporter son aval au suicide comme une fin en douceur, une solution qu’aucun de ces défenseurs du suicide n’a adoptée pour soi-même. Peut-être la vie valait autrement la peine d’être vécue ?
La vie est un bien précieux sur lequel nous n’avons normalement aucune prise. La vie est donnée, le temps aussi, le temps de la vie davantage. Nous sommes de simples intendants d’un précieux bien contenu dans des vases d’argile. La vie nous échappe, elle déborde notre pouvoir d’user et de disposer.  Elle peut être falsifiée, elle peut être bradée en certains cas. La morale nous enseigne que c’est le sommet de l’indignité.  On ne subit pas la vie, elle reste un combat à assumer.  Personne n’a eu  la réussite facile, elle cache toujours une vie dramatique, des années de privations. Trouver que la vie est trop difficile pour chercher le soulagement dans la mort est  à mon sens une capitulation abjecte, une liberté poussée trop loin.
Voilà pourquoi pendant longtemps, les législations de nos pays laïcs, j’entends nos pays de la sortie de la religion (Marcel Gauchet), ont hésité à autoriser l’euthanasie, qui ne s’appelle pourtant pas suicide.  D’ailleurs, de l’éthique médicale à la philosophie, il peut y avoir un hiatus. Aujourd’hui quelques pays ont ouvert la porte à l’euthanasie flanquée d’une kyrielle de conditions, sinon, le tribunal. Cela doit faire réfléchir. L’euthanasie est une question réglée par le progrès de la médecine. La thèse de la douleur atroce ne tient plus. A ma connaissance, aucune loi (laïque, anti religieuse ? ), n’a encore autorisé le suicide. Il se peut que je sois mal informé. C’est le moment d’apprendre quelque chose de vous, lecteurs. Le suicide, d’accord pour des raisons que nous ne pouvons savoir, mais après le suicide, l’acte sera qualifié par la morale. Tuer est un acte intrinsèquement mauvais. Se tuer ou se suicider ne l’est pas moins. Non seulement le suicide serait immoral, mais il serait un acte irresponsable.
Emmanuel AVONYO

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