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jeudi 30 novembre 2017

2 Décembre 2017 - [Débat Jeune Ariège] Pourquoi mourir?


Les jeunes ariégeois se poseront la question sur le sens de la mort.

Quelques réflexions 


"L’expérience de la naissance est la première expérience de l’émergence de la mort", déclarait Françoise Dolto dans Parler de la mort (Mercure de France, 1998). 

Vivre 1000 ans

Grâce à la philosophie. "On peut apprendre à mourir", assure Montaigne.

Etre un homme c’est craindre la mort et inventer des rituels pour marquer son passage. 

"Je tiens à être enterrée pour qu’on vienne me voir, qu’on se souvienne. Le nom sur la tombe continue de maintenir une sorte d’existence". 
"Je voudrais être incinérée pour que mes cendres soient dispersées, pour être libre" 

"Chaque individu veut mourir de sa mort “à lui”", constatait Freud dans ses Essais de psychanalyse (Payot, 1989)

"Nous avons psychologiquement besoin de la mort pour vivre"

"De la loi de la fin est née notre propre existence. Le fait que nous nous définissons comme "existant" n'est possible que parce que nous avons conscience de l'éphémérité de notre être, nous savons que au bout du chemin il n'y a plus rien. 
Aussi, l'Eternité, cette chose que beaucoup voudrait, ne serais en définitive qu'une Non-Existence, une Non-Vie. Nous ne sommes là que parce que un jour ne serons plus, là est tout le paradoxe.
De plus de notre éphémérité naît notre aptitude au changement et à "l'innovation", de notre créativité, de nos inventions, de notre compréhension du monde physique, de notre marche vers un avenir que nous voulons grand, tout cela tient au simple fait que nous sommes petits et ridiculement passagés. En fait, notre marche effrénée vers la modernité n'est que la traduction individuel d'une volonté de changement, parce que nous sommes des poussières nous voulons créer des falaises. 
L'Eternité, ou au moins la longévité extrême, ne seraient que des foyer d'immobilismes et de conservatismes parce que, existant pendant longtemps, nous ne ressentissions plus le besoin de saisir l'Eternité, de forger l'immuable, de laisser "une marque", parce que nous ne serions là et que nous y resterions." Anonyme Forum Web

"Si la mort est là, c’est que je ne suis plus là, il m’est donc impossible de la rencontrer. La sagesse consiste donc à acquérir de la distance à l’égard de l’idée de la mort. Car si l’homme est occupé à penser à la mort, il ne peut être heureux." Extrait de la Lettre à Ménécée, par Epicure :

Et l’éternité ?

"Selon leurs calculs, si jamais les électrons meurent, ce n’est pas avant d’avoir vécu au moins 66 milliards de milliards de milliards d’années. L’expérience fait reculer ce seuil d’un facteur 100 par rapport à la précédente estimation. Pour rappel, notre Univers, qui nous semble très vieux, n’affiche même pas 14 milliards d’années au compteur" Pierre Barthélémy

"Il existe une maladie génétique rare pour qui le corps ne semble pas vieillir au même rythme, à l'inverse de la progéria. Les médecins, qui n'ont pas encore inventé de nom pour ce syndrome, parlent d'immortalité biologique. Chez quatre cas recensés dans le monde, leur processus de sénescence est ralenti avec un développement près de cinq fois plus long que pour une personne normale" 

Et si finalement .... on chercher comment mourir heureux


Vivre avant de mourir .... 

c'est mourir sans regret et accompli. Qu'est ce qui est essentiel!
Se préparer à mourir c'est vivre ce que l'on à vivre réussir sa vie.

Quelles sont les 5 choses que vous voudriez ou devriez absolument faire avant de mourir ?


Quelle serait pour vous la meilleure façon de mourir ?

  •  Une mort violente
  •  Une mort accidentelle
  •  Mourir dans son sommeil
  •  Mourir de sa belle mort
  •  Mourir jeune
  •  Mourir vieux
  •  Mourir en bonne santé
  •  Mourir de rire
  •  Une mort rapide et indolore
  •  Décider vous-même quand et comment vous allez mourir.
  •  Autres __________________________________.


Qu’est-ce pour vous qu’une vie bien remplie ?

Qu’est-ce pour vous qu’une vie ratée ?

CE SOIR À SAMARKAND

Un matin, le khalife d'une grande ville vit accourir son premier vizir dans un état de
vive agitation. Il demanda les raisons de cette inquiétude et le vizir lui dit :
- Je t'en supplie, laisse-moi quitter la ville aujourd'hui même.
- Pourquoi ?
- Ce matin, en traversant la place pour venir au palais, je me suis senti heurté à
l'épaule. Je me suis retourné et j’ai vu la mort qui me regardait fixement.
- La mort ?
- Oui, la mort. Je l'ai bien reconnue, toute drapée de noir avec une écharpe rouge.
Elle est ici, et elle me regardait pour me faire peur. Car elle me cherche, j'en suis sûr.
Laisse-moi quitter la ville à l'instant même. Je prendrai mon meilleur cheval et je
peux arriver ce soir à Samarkand.
- Était-ce vraiment la mort ? En es-tu sûr ?
- Totalement sûr. Je l'ai vue comme je te vois. Je suis sûr que c’était elle. Laisse-moi
partir, je te le demande.
Le khalife, qui avait de l'affection pour son vizir, le laissa partir. L'homme revint à sa
demeure, sella le meilleur de ses chevaux et franchit au galop une des portes de la
ville, en direction de Samarkand.
Un moment plus tard, le khalife, qu'une pensée secrète tourmentait, décida de se
déguiser et de se rendre sur la grande place au milieu des bruits du marché. Il
chercha la mort des yeux et il l'aperçut, il la reconnut. Le vizir ne s'était aucunement
trompé. Il s'agissait bien de la mort, haute et maigre, de noir habillée, le visage à
demi dissimulé sous une écharpe de coton rouge. Elle allait d'un groupe à l'autre
dans le marché sans qu'on la remarquât, effleurant du doigt l'épaule d'un homme qui
disposait son étalage, touchant le bras d'une femme chargée de menthe, évitant un
enfant qui courait vers elle.
Le khalife se dirigea vers la mort. Celle-ci le reconnut immédiatement, malgré son
déguisement.
- J'ai une question à te poser, lui dit le khalife, à voix basse.
- Je t'écoute.
- Mon premier vizir est un homme encore jeune, en pleine santé, efficace et honnête.
 Pourquoi ce matin, alors qu'il venait au palais, l'as-tu heurté et effrayé ? Pourquoi
 l'as-tu regardé d'un air menaçant ?
La mort parut légèrement surprise et répondit au khalife:
- Je ne voulais pas l'effrayer. Je ne l'ai pas regardé d'un air menaçant. Simplement,
quand nous nous sommes heurtés, par hasard, dans la foule et que je l'ai reconnu, je
n'ai pas pu cacher mon étonnement, qu'il a dû prendre pour une menace.
- Pourquoi cet étonnement ? demanda le khalife.
- Parce que, répondit la mort, je ne m'attendais pas à le voir ici. J'ai rendez-vous
avec lui ce soir, à Samarkand.
Farid ud-Dîn Attar, poète et mystique soufi de la Perse, né vers 1140 et mort vers 1230.  www.metafora.ch



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