Le titre "Ne plus être pauvre ?" possède une masse de présupposés. J'en suis bien conscient. Les plus évidents étant que l'on pourrait cesser d'être pauvre et que l'on désirerait cesser d'être pauvre, et j'en passe. Alors pourquoi cette question ?
Et bien en premier lieu parce que la pauvreté est une réalité. En France, en 2015, 13 % des individus disposaient de moins de 1 015 € mensuels (somme correspondant au seuil de pauvreté relatif).
Mais la pauvreté n'est pas que financière. Dans mon pays toulousain, le pauvre est celui qui ne peut pas faire: "Il est mort le pauvre" ou bien le malade "Encore qu'avec ses douleurs le pauvre, il ne peut plus sortir".
Qu'est ce que la philosophie peut faire de la pauvreté ! Pas grand chose, du moins en apparence. La première chose c'est de souligner les éléments positifs de cet état. Diogène de Synopse, fuyait les objets en nous disant "La pauvreté est une vertu que vous pouvez vous enseigner vous-même." Il dira aussi que "Ce n'est pas le manque d'argent qui fait le pauvre mais l'insatiabilité qui fait le pauvre !"
Mais c'est chez Nietzche qu'il me semble je trouve la phrase la plus inspirante tirée d'Ainsi parlait Zarathoustra ; " Celui qui possède peu est d'autant moins possédé : bénie soit la petite pauvreté."
Références :
France Culture : Ce que la pauvreté dit aux philosophes
