Depuis 2012, les Cafés Philosophiques animés avec des adultes ou des enfants son tracés sur ce blog. Vous trouverez ici, des actes, des analyses et des idées d'ateliers.
Nous nous placerons sur un plan purement officiel quand à la définition. celle-çi proveint, sans être sourcée du site https://www.drogues.gouv.fr/
"L’addiction est une affection cérébrale chronique, récidivante, caractérisée par la recherche et l’usage compulsifs de drogue, malgré la connaissance de ses conséquences nocives ."
Les animaux se droguent et retournent à la drogue si on leur en donne l'occasion.
L 'addiction aurait donc cela d'humain que nous conaitrions d'autant plus les dangers.
Mais cette définition ne dit rien de l'accès à la drogue ni de la cause des conséquences nocives. En effet, mon cerveau peut être générateur d'éléments chimiques et o=pour les obtenir je peux risquer des conséquences nocives. Les pilotes de grands prix dui chaque dimanche saturent leur corps d'adrénaline sont ils des gens sous addiction?
La philosophie qui ,Socrate ne me démentirait pas, peut avoir des conséquences nocives est-elle alors une addiction ?
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : « Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »
Mais notre question est tout autre. Pourrions nous vivre sans addictions ? Que la drogue soit créée en interne par notre corps dans des circonstances précises et possiblement nocives ou simplement ingérérer est-il posssible de vivre sans.
Être averti du danger d'un plaisir d'amour qui ne dure qu'un instant pour une souffrance qui dure longtemps peut-il nous enpécher de le consommer. Et si oui, serait ce encore vivre ?
La question est-elle alors celle de la pomme du jardin d'Eden. Ne pas y toucher car alors tout est fini, nous avons et succombons ?
Cette mécanique chronique, récidivante qui nous pousse à chercher le plaisir n'est elle pas plus le problème que la substance. Socrate cherchant la vérité obstinément est-il alors en situation d'addiction ?
Clotilde Pivin nous déclarait sur F.C. : "La philosophie se définit parfois comme une médecine de l'âme. Cependant elle s'interroge peu sur les médicaments et elle ignore souvent les substances au profit des idées. Pourtant bien des philosophes, comme de nombreux créateurs, ont eu recours à quelques expédients pharmaceutiques, pour stimuler leur esprit ou trouver la paix. Loin d'être anecdotique, cet usage des psychotropes révèle une vérité du corps pensant, de ses petites folies et de ses addictions. La philosophie consomme et construit des drogues dans son propre langage, même le plus rationnel. Les effets de ces drogues sont très différents selon leur finalité : elles traduisent un désir de transformer la réalité ou sa perception, mais elles peuvent aussi servir à la normalisation des individus. La philosophie, face aux risques de médicalisation de la société, présente une autre forme de stupéfiant."
L'adolecence est une période ou l'on peut rechercher des conduites à risque en s'interrogeant sur la validité de ce que l'on enseigne sur les fameuses "conséquences nocives" . Il est alors logique que si la peur des conséquences n'est pas là, nous fassions alors comme nos animaux de la vidéo et cherchions le plaisir avec obstination.
Pourtant nous ne sommes pas tous égaux devant cette posture. Comment font ceux d'entre-nous qui ne sont pas "addicts" pour vivre et sont-ils plus ou mons heureux?
Quelques réflexions :
Le sucre rend-il "accro" ?
Des drogues de plus en plus fortes
Du plaisir à l'addiction ref : https://www.philomag.com/articles/du-plaisir-laddiction
Yves Michaud publié le 17 juillet 2012
... L'évolution des excitants vient près d’un siècle après, avec la mise sur le marché de drogues pharmaco-chimiques, issues de la transformation de produits naturels – cannabis, pavot (opium, héroïne) ou coca (cocaïne, crack) – ou de la synthèse chimique (LSD, ecstasy, kétamine, Propofol, etc.). De nouveau, des produits extrêmement puissants sont accessibles à la consommation de masse. On sait que cocaïne, ecstasy et cannabis sont devenus des denrées presque courantes, proposées à des prix qui ne cessent de baisser, alors que la qualité, elle, augmente. Dans le même temps, on voit revenir l’alcool sous des formes plus violentes que celle des assommoirs – avec les prémix et les modes d’ingestion brutaux pour frôler rapidement le coma éthylique, et même des ampoules à sniffer pour que l’alcool monte au cerveau sans passer par le sang. Deux choses me semblent ici se croiser et se renforcer en boucle. D’une part, la quête d’un hédonisme du décrochage ultrarapide et de la sensation violente – le shoot et le flash –, un hédonisme très différent de la jouissance de plaisirs différenciés aussi bien en intensité qu’en nature. La vogue des sports extrêmes, la recherche de la décharge d’adrénaline s’inscrivent, à mon sens, dans la même perspective...
Dans un temps ou le récit est celui de la peur, de la violence et de son apologie ou au contraire d'un pacifisme de principe, philosopher est-il encore une action raisonnable.
Le lieu commun décrit la naissance de la philosophie comme inhérente à une Grèce antique ou dégagé des affaires courantes certains hommes se sont laissés aller à la réflexion philosophique. L’ataraxie serait le terreau nécessaire à la philosophie et l’oisiveté son engrais.
De fait philosopher dans les situations de survie n’est pas aisé et peut être même pas toujours souhaitable. Je dois vous avouer que j’ai hésité à proposer un débat philosophique ce mois-ci au vu de l’actualité.
Mais pourquoi donc ce sentiment de culpabilité, comme si en fonction des temps que nous vivions la philosophie n’avais plus sa place. Pire, elle serait gênante, indécente.
Si c’est le cas, ne devrions-nous pas remplacer d’urgence les cours de philosophie de nos lycéens par des cours de maniement d’armes. Fusils et philosophes peuvent-ils faire bon ménage ?
La Guerre ébranle la notion de vérité universelle, en cela elle met en péril le principe fondamental de la philosophie qui est de chercher à la chercher. La guerre serait la preuve que "La Vérité" n'existe pas et donc que philosopher est par nature du temps perdu, alors qu'il est si crucial de le faire.
"La première victime d'une guerre, c'est la vérité." Rudyard Kipling
Comment ne pas penser à Émile-Auguste Chartier dit "Alain". Ce philosophe, alors qu'il était un pacifique activiste, lorsque la guerre est déclarée, devance l'appel et s'engage, fidèle à un serment prononcé en 1888. Il avait juré de s'engager si une guerre survenait, ne supportant pas l'idée de demeurer à l'arrière quand les « meilleurs » sont envoyés au massacre.
Si durant le conflit Alain n'écrit pas, il va délivrer un véritable pamphlet MARS OU LA GUERRE JUGEE une fois démobilisé.
Alors comme Alain devons-nous ne plus faire de philosophie jusqu'à la fin du conflit et peut-être nous engager ?
Les militaires et la philosophie
Saviez vous qu'à l’école de Guerre on donne aux officiers des cours de philosophie? Edouard Jolly un des profs ,nous parle de l'apocalypse qui ne lui semble pas une chose impossible. En gros les armes nucléaires sont de 2 types : un type impossible à utiliser parce que plus personne n 'est là ensuite, mais un autre style plus mimi. Des bombinettes juste plus efficaces qu'un bombardement classique. Qui elles sont bien pratiques !
Un élément : l'intelligence est la capacité à résistéer à nos heuristiques et pulsions. Cela nous fait bien sûr penser au test des shamalows. Nous avons trouver cela
Une très interressante vidéo qui va plus loin que le test original et qui donne un compte rendu plus ouvert.
Le Ciné Philo
Les Ciné-philo se suivent et ne se ressemblent pas. Ic le film est un film de série Z, qui en sont temps n'est même pas sortie au cinéma (ou si peu). Mais voilà, parfois un film classé navet à sa sortie devient culte.
Tourné avant l'avènement des réseaux sociaux et même des téléphones portables connectés à Internet(2005), la question de savoir s'il n'y a pas dans cette comédie de science fiction une odeur de vérité peut se poser bel est bien pour un certain nombre d'entre nous.
La théorie développée dans le film ? Plus on a un niveau social et scolaire\culturel faible plus on se reproduit. La reproduction sociale est effective donc nous allons vers un monde peuplée de personne à faible niveau social et scolaire\culturel.
Intelligence = Diplôme
Dans une première phase de réflexion nous utiliserons comme système de mesure d'intelligence le niveau de diplôme. C'est bien sûr un raccourci terriblement simpliste. Cependant cette unité de mesure présentant l'avantage d'être solide et non discutable (on a un diplôme ou pas) il nous a semblé intéressant de pousser jusqu'au bout cette analyse.
Notre première question ? Les idiots font-ils plus d'enfant que les plus intelligents ?
Notre question devient donc : Les gens sans ou avec des diplômes de premiers niveaux font ils plus d'enfants que les diplômés post bac ?
La lecture des graphiques montre que non. Les femmes ne font pas moins d'enfants si elles ont un diplôme supérieur au bac. Mais! à une condition : Elles ont un revenu supérieur à 3000 € par mois.
La deuxième question serait : Y a t il plus d'enfants de parents diplômés dans notre société dans les écoles post bac et quid de l'évolution ?
C'est enfoncer une porte ouverte que de dire que les enfants d'ouvriers\employés sont moins moins statistiquement présents dans les études supérieures que ceux de cadre
Il y a 25 ans (génération qui a 45 ans aujourd'hui) nous avions 20 unités d'enfants d'ouvrier pour 58 unités d'enfants de cadre soit un rapport de 2.9 enfants de cadre pour un enfants d'ouvrier dans l'enseignement supérieur
Aujourd'hui nous avons 45 unités d'enfant d'ouvriers pour 78 unités d'enfant de cadre soit un rapport de 1.7 d'enfants de cadre pour un enfant d'ouvrier.
La proportion d'enfant de cadre est donc fortement en baisse parmi les individus effectuant des études supérieures sur 20 ans.
Un autre graphique trouvé sur un site du gouvernement : ICI nous indique que si c'est chiffres sont globalement confirmés depuis 20 ans (génération ayant 40 ans aujourd'hui) les choses sont différentes et qu'il y a bien une stagnation durant une période de 20 ans de la proportion d'enfant d'ouvriers/employés puis depuis 5 ans une forte augmentation. Alors que la proportion d'enfants de cadre n'a cessé d'augmenter.
Il y aurait donc bien eu depuis les années 2000 une forte augmentation de la proportion d'enfants de cadre dans les études supérieures.
Reste qu'efffectuer des études n'est pas tout à fait avoir un diplôme .....
Conclusion : Le seul élément factuels qui se dégage ici reste le revenue des personnes diplômées. Si l'on veut que les femmes diplômées engendrent plus d'enfants peut-être pouvons nous les payer plus ! Un salaire minimum à bac + 5 et bac + 8 ?
Intelligence = QI
Voilà une autre unité de mesure qui elle est le symbole de l'unité de mesure créatrice de conflit, le Quotient Intellectuel, inventé en 1914 par W.Stern, un psychologue allemand. De plus il est communément admis que le QI est une unité de mesure non adapté à la mesure de l'intelligence chez les adultes.
Donc ici nous allons parler d'enfant. Il existe effectivement des études qui semblent montrer une baisse généralisée du QI des populations .
Mais ces articles ne tiennent pas compte de l'origine socio-culturelle des enfants testés, il ne nous est donc pas véritablement utile.
Cependant le Point de publié le 25/07/2017, Le QI des Français en chute libre n'y va pas avec le dos de la cuillère et nous livre (sans aucune étude à l'appui) son idée : "Une des explications serait l'âge de plus en plus élevé auquel les personnes bénéficiant d'un QI élevé ont leur premier enfant, et le fait que le nombre d'enfants qu'elles auront sera par conséquent plus réduit, amoindrissant leur représentation dans la population globale." . Ceci n'a aucune valeur scientifique mais nous confirme que cette idée (vraie ou fausse) est bien dans présente. Il est interressant aussi de voir que d'autres pistes sont évoquées : Télévision, téléphone portable, perturbateurs endocriniens, conduite automobile.
Il est difficile de penser que les enfants de cadres soient moins impactés par les perturbateurs endocriniens ou conduisent moins que ceux d'ouvriers .... passent t ils moins de temps devant la télé et sur leur téléphone portable et autres écrans ?
Il est très difficile de mesurer objectivement le temps passé par des enfants devant des écrans (les déclarations spontanées sont trop souvent minorées) cependant il ne fait pas de doute que les enfants des classes sociales défavorisées sont mieux équipés et plus particulièrement dans des espaces de non surveillance.
Équipement au domicile familial en fonction de l’origine sociale
Ici les chiffres se renversent : Il y aurait donc un lien entre écrans et baisse de l'intelligence dans la chambre?
La aussi les chose semblent plus complexe et il semble que ce soit plus ce que l'on regarde que le fait de regarder qui soit déterminant :
Ce n’est pas le fait de regarder la télévision en soi qui détermine les effets sur le développement mais plutôt les contextes dans lesquels l’écran est regardé, ainsi que le contenu.
Il est difficile de dire qui de l'écran et de la baisse de QI est l'oeuf ou la poule.
L'intelligence
Il est enfin temps de définir ce que nous entendons par intelligence. Je propose ici une définition qui sera personnelle. L'intelligence serait la capacité à utiliser des liens pour comprendre ce qui est. Les liens pouvant être des éléments de connaissance, des éléments d'analyse ou des savoirs faire. Dans "ce qui est" j'entends une reconnaissance de la réalité permettant un équilibre entre perception et rationalité.
Je me méfie beaucoup de la notion de vitesse souvent rattachée. En effet faire vite n'est pas signe d'intelligence mais de vivacité, l'un et l'autre ne sont pas incompatible mais différent, un peu comme le fort des halles n'a pas à être un trapéziste virevoltant.
Je suis aussi gêné par la notion d'adaptabilité. Les insectes sont les animaux les plus adaptables qui soient sont-ils les plus intelligents? Adaptabilité signifie pour nous le plus souvent survivre. Socrate en croissant de boire le poison alors qu'il pouvait fuir ne fait pas preuve d'une grande adaptabilité est-il pour cela sans intelligence ? Le sens n'est pas donné par l'intelligence mais par nos valeurs et il s'agit là d'autre chose.
Après pour ce qui est de la mesurer ?
Conclusion
Non les classes sociales défavorisées ne font pas plus d'enfants que les autres.
Le déterminisme social est une réalité et oui sur une période de 20 ans leur proportion en étude supérieures a baissé mais elle a augmenté sur 30 ans.
Nous devenons plus bête ? oui il y a peut-être une baisse de QI généralisé mais les causes ne sont pas clairement déterminées.
De quoi nous vient alors cette impression d'idiocratie montante?