Le vieillissement de la population mondiale est certain. Allongement de la durée de la vie et baisse de la natalité se conjugue pour accélérer ce phénomène. En France le phénomène est lui aussi bien réel allant jusqu'à faire que la France a enregistré plus de décès que de naissances en 2025, une première depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
https://www.insee.fr/fr/outil-interactif/5014911/pyramide.htm#!
Quelle est la réalité des chiffres en devenir : « La quasi-totalité de la hausse de la population d’ici 2070 concernerait les personnes âgées de 65 ans ou plus, avec une augmentation particulièrement forte pour les personnes de 75 ans ou plus. Jusqu’en 2040, la proportion des personnes de 65 ans ou plus progresserait fortement : à cette date, plus d’un habitant sur quatre aurait 65 ans ou plus », projette l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Et de poursuivre : « La part de la population de l’UE âgée de 80 ans ou plus serait ainsi plus que doublée entre 2018 et 2070 pour atteindre 12,6 % en 2070. »
Si les démographes, économistes et politiques s'interrogent sur ce qu'il conviendrait de faire pour rétablir cette fameuse courbe dans son format historique ou adapter notre société à cet état de fait, les philosophes eux devraient s'interroger sur les raisons de cet états de faits et surtout sur le monde qui pourrait en découler.
Il peut-être intéressant de regarder ce que les philosophes disent de la vieillesse et plus généralement des différents âges de la vie mais cela n'est pas notre propos ce qui nous anime ce n'est pas un âge vécu individuellement mais ce qui pourrait se passer dans une société constituée d'une population âgée.
Dans on article sur une société vieillissante paru en 2026 dans Phil Magazine Audrey Jougla, nous peint une société de vieux telle que ce que sont les vieux dans sa représentation :" Au-delà des choix budgétaires, c’est aussi toute une sensorialité qui est bouleversée, de manière imperceptible d’abord. Les voix fluettes, les bruits de ballons ou de jeux s’en vont pour laisser place à un paysage sonore plus calme, les couleurs des vitrines et des magasins sont moins éclatantes. Ce sont des aires de jeux qui se raréfient, des cours de récréation moins bruyantes (ou des écoles qui ferment), des groupes de sorties scolaires qui sont remplacés dans les musées ou les salles de spectacle par des chevelures blanches. L’expérience ordinaire des espaces publics n’a plus les mêmes saveurs quand la société vieillit."
Cette représentation esthétique est ensuite complétée par l'aspect politique qui en découlerai. Le vieux est synonyme d'un blocage temporel et idéologique : "les envies, l’analyse, les goûts et les jugements s’informent davantage par rapport à un « avant » quand celui-ci se compte en six ou sept décennies, que lorsque celui-ci n’en compte qu’une ou deux."
A continuer
